Les Verts ont validé leur billet pour les barrages. Après avoir écarté Rodez vendredi soir (0-0, 7-6 TAB), l'ASSE se retrouve à deux matchs d'un retour en Ligue 1, un an seulement après l'avoir quittée dans la douleur. Mais au-delà du défi sportif — un barrage aller-retour face au 16e de l'élite —, l'enjeu est aussi comptable. Et les chiffres méritent qu'on s'y arrête.
D'après les estimations du cabinet allemand Spobis, spécialiste du sport business, une promotion de Ligue 2 en Ligue 1 représente un gain compris entre 15 et 25 millions d'euros. Une fourchette qui peut sembler séduisante, mais qui fait pâle figure face aux autres championnats du Big 5 : en Premier League, une montée équivalente est estimée à plus de 115 millions d'euros.
La Ligue 1 souffre d'une valorisation structurellement fragilisée par l'instabilité chronique de ses droits TV. La question ne date pas d'hier, et le contexte actuel — avec Ligue 1+ en difficulté sur le marché français — ne plaide pas pour une revalorisation rapide du championnat.
Autrement dit, évoluer en L1 n'est plus la garantie automatique d'un différentiel financier massif.
L'ASSE, un cas particulier
Pour Saint-Étienne, la donne n'est cependant pas tout à fait la même que pour un club lambda de deuxième division. La marque ASSE, son réseau de partenaires, sa communauté de supporters parmi les plus larges de France et l'exposition médiatique que génère le club même en L2 lui confèrent un potentiel commercial supérieur à la moyenne. Son actionnaire parmi les plus puissants du football français est aussi un gage qui rassure les finances stéphanoises.
Une montée chez les Verts, ce serait davantage de sponsors, davantage d'audiences, davantage de visibilité. Probablement au-delà de la fourchette Spobis. Mais très en deçà, sans doute, de ce que d'autres championnats européens font miroiter à leurs promus.
Raison de plus pour que la qualification sportive, elle, ne souffre aucune approximation.
Source : Sportune

