Loïc Perrin, joueur emblematique et aujourd'hui dirigeant de l'ASSE s'est exprimé au micro du Progrès. Dans le cadre des 50 ans de l'épopée de 1976, il donne son regard sur l'héritage du maillot Vert.
"J’essaie de me battre avec les joueurs pour leur dire que tant que le ballon est sur le terrain, tu peux avoir un impact sur la situation." Loïc Perrin n'hésite pas à s'appuyer sur ce retour d'anthologie de Christian Lopez sur Blokhnine pour étayer ses propos devant la jeunesse stéphanoise.
Loïc Perrin connaît l'ASSE sur le bout des doigts et sait ce qui plait aux stéphanois : "C’est la mentalité d’un vrai défenseur qui doit toujours anticiper le pire. J’ai sûrement grandi avec ça en étant né à Saint-Étienne. J’ai été formé avec ça et j’ai essayé de le mettre en place dans ma carrière de joueur, de revenir avec détermination. Et je sais qu’ici, c’est ce que les gens ont envie de voir parce que c’est un geste décisif, même si ce n’est pas un but ou un dribble."
Un exemple pour les jeunes stéphanois
Il poursuit : « Christian Lopez ? C’est un défenseur qui a énormément de matchs avec l’ASSE, qui est international, a galéré un peu en arrivant à Saint-Étienne. [...] C’est un super exemple pour les jeunes qui parfois sont pressés et ne comprennent pas pourquoi ils ne jouent pas. Mais c’est peut-être aussi parce qu’il manque des choses. Je n’ai jamais vu un entraîneur faire jouer les moins bons. Il a su se remettre en question, ce qui n’est pas facile dans ce milieu pas toujours rose. »
ASSE : L'héritage de 76
« L'épopée de 1976 ? En étant Stéphanois forcément, tu vis rapidement avec. Quand j’ai grandi, ce n'étaient pas les plus belles périodes du club. On a vécu et on vit encore avec le passé de Saint-Étienne. C’est ce qui m’a fait aimer le foot et Saint-Étienne à travers mes parents qui ont connu l’épopée. Si on a l’aura qu’on a aujourd’hui, c’est seulement grâce à ces années-là. »