Ludovic Paradinas a accordé une longue interview la semaine dernière. Il revient sur son parcours et son passage à l'ASSE. L'ancien recruteur des Verts répond aux questions et donne sa vision du métier.
Ludovic Paradinas, ancien recruteur de l'ASSE : "En 2003, je suis parti à Saint-Etienne et je suis resté jusqu'en 2018. J'ai fait un cycle de 15 ans. Entrecoupé, car j'étais en désaccord avec le Directeur de l'époque. Nous n'étions pas d'accord sur les profils de joueurs à observer. Mais six mois après, Roland Romeyer, président de l'ASSE et Gérard Fernandez, Responsable du recrutement au Centre, sont revenus me chercher. J'ai donc fait un bail de 15 ans à Saint-Etienne. Un vrai plaisir."
Coach et recruteur, deux regards
Ludovic Paradinas, ancien recruteur de l'ASSE : Le coach est dans l'instant, il veut gagner des matchs. Le recruteur voit plus loin. Il cherche des joueurs qui vont progresser sur plusieurs années. C'est souvent le problème lorsque tu amènes un joueur en essai. Les coachs voudraient des joueurs qui apportent une plus-value immédiate. La vision des recruteurs est à plus long terme."
Comolli à l'orgine de son arrivée à l'ASSE
Ludovic Paradinas, ancien recruteur de l'ASSE : À Saint-Etienne, j'étais à temps plein. C'était la condition pour que je rejoigne le club. C'est Damien Comolli et Gérard Fernandez qui viennent me chercher. Damien arrivait d'Arsenal. Il y avait un partenariat avec l'ASSE à cette époque. Il arrive en tant que Directeur Sportif. On se connaissait un peu, car Arsenal voulait attirer Jérémy Menez que j'avais entraîné. J'ai commencé recruteur pour le centre de formation en suivant la L2 et le National.
Le partenariat avec Arsenal ? On peut dire que ça n'avait pas que des avantages. Il ne faut pas oublier que ça reste le joueur et la famille qui décident. Tu peux avoir autant de partenariats ou d'ententes, c'est le joueur qui décide."
L'importance de l'entourage
Ludovic Paradinas, ancien recruteur de l'ASSE : "A Saint-Etienne, nous n'avions pas de profil-type. Il y a deux postes sur lesquels nous faisons attention, c'était celui de gardien de but et défenseurs centraux. On nous demandait d'être vigilants sur la taille. Mais c'étaient les seules contraintes qu'on nous donnait. Au départ, je ne voulais aller que sur le meilleur joueur. Sans regarder sur ce qui avait autour. Avec l'expérience, j'ai appris qu'il fallait surtout regarder l'entourage. Des très bons joueurs, il y en a beaucoup. Et des vrais joueurs. Mais j'ai constaté que c'est l'entourage du joueur qui fait 50 ou 60 % dans la réussite de l'enfant. C'est le plus important à évaluer aujourd'hui."
Après une expérience à l'OM qui a pris fin en juin 2025, Ludovic Paradinas recherche son prochain projet professionnel.