Vendredi soir, la Turquie reçoit la France en Ligue des Nations. Sur la pelouse, deux enfants de la Loire que l'ASSE n'a pas gardés. L'un d'eux porte désormais le maillot turc, et son ancien éducateur n'en revient pas… ou presque.

Il y a des affiches qui ont un goût particulier dans le Forez. Celle de vendredi soir en fait partie. D'un côté, la Turquie d'Ilhan Fakili, né à Saint-Priest-en-Jarez. De l'autre, la France de Lucas Da Cunha, né à Roanne. Deux trajectoires qui se croisent au plus haut niveau, et un point commun que les supporters stéphanois ne manqueront pas de relever.

ASSE : Deux recalés du Forez sur la scène internationale

Fakili et Da Cunha auraient tous les deux dû porter le vert avant d'être priés d'aller voir ailleurs. Da Cunha a été recalé par l'ASSE en 2014. Fakili, lui, n'a pas été conservé en 2019. Sept ans plus tard, le premier évolue avec les Bleus, le second est international turc et joue à Besiktas.

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Deux choix de formation qui, avec le recul, interrogent. Le centre de formation stéphanois a longtemps été une fierté du club. Voir deux de ses anciens pensionnaires se retrouver face à face en sélection a de quoi faire grincer quelques dents à l'Étrat.

« Je ne suis pas épaté »

Stéphane Pena connaît bien Ilhan Fakili. Il l'a entraîné chez les U10 à Saint-Étienne, puis chez les U15 à Andrézieux. Dans les colonnes du Progrès, il raconte la suite d'un parcours qu'il a suivi de près.

Le départ de l'ASSE a d'abord été une déception, reconnaît-il. Mais le jeune joueur n'a jamais lâché son objectif de devenir professionnel, et s'est donné les moyens d'y parvenir. Pena décrit un garçon travailleur, à l'écoute, souriant et resté simple, avec qui il échange encore très régulièrement.

Le voir aujourd'hui en sélection turque le remplit de fierté. Sans pour autant le surprendre : « Je ne suis pas épaté, parce que c'est un garçon travailleur et à l'écoute », confie l'éducateur, qui souligne aussi le rôle d'une famille structurée dans cette réussite.

Un match à suivre depuis le Chaudron

Vendredi soir, les regards stéphanois seront forcément tournés vers ces deux joueurs. Rien ne dit qu'ils se croiseront directement sur le terrain. Mais leur simple présence sur la même feuille de match peut déjà faire grincer des dents à Saint-Étienne.