Dans un long entretien accordé à la chaîne Youtube La Tanière, Assane Dioussé, l’ancien milieu de terrain de l’AS Saint-Étienne est revenu avec émotion sur son passage dans le Forez. Choix de carrière, adaptation, supporters, match marquant… Dioussé raconte “la claque” stéphanoise.
En 2017, après des débuts
remarqués en Serie A avec Empoli, Assane Dioussé décide de quitter
l’Italie pour rejoindre l’AS Saint-Étienne. Une bascule qu’il
décrit aujourd’hui comme un vrai virage personnel :
“J’avais des propositions pour
rester en Italie. Mais sur les dernières heures, on m’a dit qu’il y
avait la France, Saint-Étienne. J’ai dit à mon agent : OK, vas-y,
on y va. J’avais un peu envie d’échanger, de voir autre
chose.”
“Je pensais que j’avais fait
trop de temps en Italie. C’était mon choix de partir et de voir un
autre championnat.”
Une adaptation brutale pour Dioussé : “Il y avait trop de pression”
Son arrivée dans le Forez ne
s’est pas faite sans heurts. Encore jeune, le milieu découvre un
nouveau championnat… et un club où l’exigence est omniprésente
:
“Je ne connaissais pas le
championnat. Je suis venu avec l’énergie que j’avais en Italie.
Mais je ne pensais pas… Je suis allé dans un club, je ne savais pas
comment il était. Il y avait trop de pression.”
Cette pression, Dioussé la
ressent au quotidien :
“On passait des moments
difficiles. En Italie, c’était plus statique, ici en France,
c’était plus physique, plus technique. Tout est complet en fait. Il
faut être complet pour évoluer en France.”
“Saint-Étienne, ça m’a forgé mentalement”
Malgré les difficultés,
l’expérience à l’ASSE a été déterminante dans sa construction de
joueur. Dioussé évoque l’intensité du Chaudron et l’exigence des
supporters :
“Jouer dans un club comme
Saint-Étienne, ça te forge mentalement. Quand tu vois un stade
comme celui-ci… aujourd’hui, il n’y a plus rien qui peut te faire
peur, partout où tu vas.”
“On jouait tout le temps dans un stade plein. Et quand ça allait bien, comme quand ça allait mal, ils étaient toujours là. J’ai vécu de bons moments et de mauvais aussi. Le public était contre nous parfois, mais c’est normal, ils donnent tout.”
Une sélection lancée… grâce à ses débuts avec les Verts
C’est sous le maillot vert que
Dioussé tape dans l’œil du sélectionneur sénégalais
:
“J’avais fait ma saison en
Italie, mais il ne m’avait pas appelé. Et quand je suis parti à
Saint-Étienne, sur mon premier match, j’ai fait un très bon match.
C’est là qu’il a vu.”
“Il y a beaucoup de public sénégalais. Quand ils voient un joueur qui peut venir en équipe nationale, ça parle… Il m’a appelé, et ça s’est fait comme ça.”
Un match inoubliable : la demi-finale contre Rennes
Parmi tous ses souvenirs en
Vert, un ressort instantanément :
“Le match qu’on a fait en
demi-finale contre Rennes, à Geoffroy-Guichard. C’était un match de
fou. C’était 1-1, et à la dernière minute, Boudebouz marque un but…
C’était incroyable.”
Un moment inoubliable dans une carrière où Saint-Étienne reste, au final, un repère clé. En termes d’ambiance, d’intensité, de rapport au public, peu de choses l’ont autant marqué.


