La pelouse de Geoffroy-Guichard a été mise à rude épreuve ces
derniers mois, accueillant les matchs de la Coupe du monde de rugby
en 2023, puis ceux de football des Jeux olympiques. À cela
s’ajoutent une rencontre de Coupe de France entre Le Puy-en-Velay
et Rennes, un derby féminin de D1 entre l’ASSE et l’OL, ainsi que
deux matchs de barrage de Ligue 2 face à Rodez et Metz. Cette
utilisation intensive représente une augmentation de 40 % par
rapport à une saison classique, comme l’a souligné Jean-Luc Degraix
dans une interview effectuée par
le Progrès.
Pour répondre à cette sollicitation exceptionnelle,
Saint-Etienne Métropole a mobilisé une équipe de huit jardiniers
chaque jour pendant les JO, poursuivant ce rythme jusqu’au premier
match de Ligue 1 des Verts, qui a eu lieu le 24 août contre Le
Havre. Malgré les efforts considérables, la pelouse reste fragile,
notamment à cause d’un gazon encore jeune. Cependant, la situation
est loin d’être aussi préoccupante que celle observée à l’Allianz
Arena de Nice, où l’état de la pelouse a entraîné le report d’un
match.
Plus de 2 millions à débourser pour la pelouse de
Geoffroy-Guichard !
Afin d’assurer des conditions optimales pour la suite de la
saison, un replaquage de la partie supérieure de la pelouse est
prévu entre le 16 septembre et le 6 octobre, pour un coût estimé à
500 000 euros. Ce travail permettra aux footballeurs d’évoluer sur
un terrain de qualité jusqu’à la fin de la saison. Toutefois,
Jean-Luc Degraix avertit qu’un remplacement complet du gazon devra
être envisagé dans les deux ans à venir, avec un coût avoisinant
les 2 millions d’euros.
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Aujourd’hui, l’entretien de la pelouse s’apparente à une
véritable prouesse technologique, incluant l’utilisation de
capteurs, de luminothérapie, et des traitements adaptés. Ces
efforts contribuent à la réputation du stade Geoffroy-Guichard,
désormais parmi les cinq stades les moins énergivores de France,
grâce à son récent raccordement au réseau Enedis. Les spectateurs
présents lors du match ASSE-Le Havre ont pu constater les résultats
de ces efforts en constatant encore une fois que le Chaudron se
paraît d’une pelouse en excellent état.