Face à Grenoble, l'ASSE a dicté sa loi d'un bout à l'autre de la rencontre (4-0). Jamais réellement inquiété, Julien Le Cardinal relève toutefois plusieurs ombres au tableau. Dans des propos relayés par Ici Saint-Étienne Loire.

"Peut-être", répond modestement Julien Le Cardinal lorsqu'on lui demande s'il s'agit du meilleur match de la saison. Pourtant, sur la pelouse, l'ASSE a déployé un véritable rouleau compresseur offensif.

Mais le défenseur stéphanois préfère pointer les imperfections et les leviers de progression. "On a toujours cette deuxième mi-temps qui est un peu... On n'a pas eu la maîtrise du début à la fin. Je ne vais pas dire que c'est dommage parce qu'on gagne quatre à zéro, mais c'est vrai que les secondes périodes sont un peu plus compliquées, un peu plus poussives selon moi."

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Une baisse de régime que l'ASSE doit corriger

Un manque de continuité sur 90 minutes que le joueur explique en partie par la débauche d'énergie investie en première période.

"Nous ne sommes peut-être pas toujours bien synchronisés. Il y a aussi la fatigue, car nous fournissons beaucoup d'efforts, ce qui nous rend parfois moins lucides.

On perd un peu plus de ballons et il y a davantage de déchet. À la fin, par exemple, je crois que j'ai perdu les trois derniers ballons que j'ai touchés. C'est la précipitation qui veut ça. Je pense qu'on pourrait faire preuve de plus de calme et de maîtrise en seconde mi-temps."

"On commence à créer un vrai groupe, une vraie équipe."

Malgré ces petits réglages, l'ASSE peut s'appuyer sur un bloc soudé et solidaire. "En dehors, nous nous entendons très bien et tout part de là. On commence à créer un vrai groupe, une vraie équipe. Nous progressons tous ensemble au quotidien. On travaille et on monte le curseur jour après jour."

C'est justement dans la rudesse de ces joutes de Ligue 2, face à des habitués comme Grenoble, que ce groupe naissant trouve son ciment.

"Il faut s'attendre à des rencontres engagées comme celle-ci. Je pense qu'il y en aura d'autres, et que ce sera encore plus dur. Mais nous avons répondu présent dans l'engagement. (...) Nous avons mis beaucoup d'impact et d'intensité, et c'est peut-être aussi pour cela que notre seconde période a été un peu moins homogène et plus hachée."