4 octobre 2022
Actualité

[DOSSIER SPECIAL] Nos solutions pour tenter de sortir l'ASSE de la crise !

L'ASSE a effectué un nouveau pas vers la Ligue 2 hier soir. La crise est installée et le club s'enfonce doucement mais sûrement dans les bas-fonds du classement. Nous avons été parmi les premiers médias à évoquer le maintien. Nous aurions tant aimé nous tromper. Mais comment pouvait-il en être autrement ? Le club marche sur la tête et aujourd'hui, les mauvais résultats aidant, les insuffisances, les incompétences et les dysfonctionnements sautent aux yeux. Nous ne prétendons pas détenir la vérité, mais notre oeil extérieur et notre connaissance de certains rouages à l'interne nous permet de donner notre avis. Ce sont nos solutions pour tenter de sortir l'ASSE de la crise...

Hier soir, au delà du résultat catastrophique mais presque attendu, ce qui nous a choqué c'est l'état psychologique général dans lequel se trouvent les hommes qui font l'ASSE. Rémy Cabella qui sort en pleurs, Julien Sablé au bord des larmes en conférence de presse, Roland Romeyer tentant d'entrer sur la pelouse pour invectiver l'arbitre, Dominique Rocheteau abasourdi... Toute la maison Verte est sonnée et pourtant il y aurait des solutions.

Sortir Julien Sablé de ce bourbier !

Julien Sablé a été promu entraîneur de l'ASSE le 15 novembre 2017 suite au départ volontaire d'Oscar Garcia. Alors que tous les clubs du monde se seraient laissés un temps de réflexion en installant un entraîneur intérimaire, Roland Romeyer décide pourtant de présenter Julien Sablé comme entraîneur numéro 1 et définitif. Il veut en faire le nouveau Christophe Galtier ! L'intéressé appréciera. Non pas que les qualités de Julien Sablé soient remises en cause, mais comment peut on comparer le Christophe Galtier de 2009, qui fut adjoint pendant 9 ans (Marseille, Salonique, Bastia, Al Ain, Portsmouth, Sochaux, Lyon et St-Etienne) avec Julien Sablé qui n'a pour seule et unique expérience le 15 novembre 2017 que d'avoir entraîné les U15, la réserve et les U19 de l'ASSE avant de devenir directeur du centre de formation ? Comment peut-on honnêtement prétendre que Julien Sablé peut réussir le pari fou de prendre en main un vestiaire professionnel attristé par le départ d'Oscar Garcia ? Comment imaginer que le charisme de Julien Sablé sera suffisant ? Les dirigeants s'en rendent vite compte, en même temps qu'ils entrevoient les sanctions financières de la LFP. Julien Sablé ne possède pas le BEPF, diplôme imposé par la LFP lorsque vous êtes à la tête d'une équipe professionnelle. De ce fait, le club a un mois pour se mettre en règle. Il faut donc rapidement faire appel à un adjoint titulaire du diplôme. Au passage, Alain Ravera encore dans le staff, en est détenteur, mais le départ d'Oscar Garcia lui donne des envies de visiter le Nord de la France ou l'attendrait un contrat du côté du RC Lens ! Il est donc demandé à Jean-Louis Gasset s'il souhaite rejoindre Julien Sablé, ce qu'il accepte par amour pour le football et sans ressentir le besoin d'être installé dans la peau d'un numéro 1.

Au passage, nous passerons outre la décision de nommer Julien Sablé plutôt que Laurent Battles (entraîneur de la réserve de l'ASSE) qui prépare cette saison son BEPF et aurait été tout à fait crédible dans le costume d'entraîneur. Une non-décision motivée par beaucoup de raisons diverses et variées, mais certainement pas par l'intérêt sportif du club. C'est une constante à St-Etienne, mais nous y reviendrons plus loin...

Quoiqu'il en soit, l'installation de Julien Sablé est une magnifique vitrine qui démontre à quel point certaines décisions cruciales sont prises dans la précipitation et sans stratégie. Les dirigeants se sont dépêchés de nommer un jeune entraîneur sans expérience avant même de faire un point sur la situation. Vu de l'extérieur cela brouille forcément l'image de l'ASSE qui passe pour un club amateur. L'arrivée de Jean-Louis Gasset une semaine plus tard renforcera cette sensation. Aujourd'hui, l'équipe professionnelle est entraînée par celui qui aurait pu seconder Jean-Louis Gasset. Mais au delà de ça, la décision de Roland Romeyer a complètement grillé l'entrée dans le métier de Julien Sablé. Ce dernier, déjà critiqué dans son propre vestiaire, a été jeté dans l'arène sans forcément y être préparé.

Notre solution : Demander à Julien Sablé qu'il propose son retrait de l'équipe afin de retrouver le poste de directeur du centre de formation. Une sortie par la grande porte qui évitera une nouvelle cacophonie en termes de communication. Restera alors à nommer un entraîneur. Si la paire Jean-Louis Gasset / Ghislain Printant a été évoquée, faut-il pour autant y voir une solution viable ? A notre sens, le club doit disposer d'un manager sportif aux pouvoirs élargis tels que les avaient Christophe Galtier. Un manager général charismatique et à forte personnalité à qui l'on va laisser toute liberté pour diriger le secteur sportif. Cette solution implique automatiquement la mise en retrait de Dominique Rocheteau.

Dominique Rocheteau : un directeur sportif qui doit prendre ses responsabilités

Dominique Rocheteau, directeur sportif aux pouvoirs renforcés cette saison, peut-il encore résister aux résultats du club ? Car il est une chose que personne ne semble percevoir, c'est que l'échec sportif n'est pas seulement celui d'Oscar Garcia, de Julien Sablé, du staff, des médecins ou des joueurs. C'est aussi et surtout celui de Dominique Rocheteau. On nous a martelé qu'il serait le grand décideur de toute la partie sportive du club, alors pourquoi résisterait-il à cette crise ? Dominique Rocheteau est entre autres le responsable du recrutement raté cet été, même s'il n'est pas aidé par une cellule dont nous parlerons plus tard. Vu de l'extérieur, on ne comprend cependant pas sa réelle influence. Il passe dans le milieu pour un homme respecté pour le joueur qu'il a été, mais dépassé en tant que dirigeant. Dominique Rocheteau, tout comme Roland Romeyer, semble parfois sorti des années 70 ou 80. Sa connaissance des rouages du football moderne est également limitée. Aujourd'hui, sans le dire incompétent, nous estimons qu'il n'est pas le plus compétent à ce poste et surtout pas au niveau des attendus.

Notre solution : L'arrivée d'un manager général pourrait rendre le poste de directeur sportif inutile. Si toutefois il en fallait un, il est évident qu'il faut recruter un homme neuf, surtout pas issu du sérail stéphanois, qui possède un réseau solide et surtout qui soit respecté dans le métier. L'ASSE passe dans le milieu pour un club d'amateurs géré par des amateurs. Ce n'est pas nous qui le disons, c'est ce que nous expliquent tous les observateurs ou professionnels qui gravitent autour du football français. Il est donc temps que le club se professionnalise et renvoie cette image à l'extérieur. Quant à Dominique Rocheteau, nous lui proposerions un poste d'ambassadeur de l'ASSE qu'il incarnerait à merveille.

La cellule de recrutement : le cancer du club !

On nous l'avait promis : avec une cellule de recrutement renforcée, l'ASSE serait plus réactive et bien plus à même de dénicher des joueurs capables d'apporter une plus-value à l'équipe mais également de rapporter de l'argent à la revente. Nous ne reviendrons pas sur le bilan absolument désastreux de cet organe essentiel du club. Si Dominique Rocheteau possède sa responsabilité dans la partie sportive, il ne faut pas occulter celle de David Wantier et David Friio concernant le recrutement. Pour que cette cellule fonctionne, encore faudrait-il que celui qui est à sa tête, David Wantier, y consacre 100% de son temps ! D'après nos informations, ce n'est pas tout à fait le cas aujourd'hui puisque ce dernier passe beaucoup de temps à gérer indirectement son ancien porte-feuille de joueurs. En effet, en devenant salarié d'un club, David Wantier n'a pu conserver son activité d'agent. L'ancien élève de Bruno Satin a ainsi légué ses joueurs à la société SFAF pour laquelle intervient Stéphane Tessier, l'ancien directeur général de l'ASSE. Cette société possède entre autres Romain Hamouma (prolongé de 3 ans avec reconversion au club l'été dernier !!) ou Damien Da Silva (Caen) que la rumeur envoie avec insistance du côté de l'ASSE depuis plusieurs mercato... Outre le fait de ne pas se donner à fond pour l'ASSE, David Wantier ne brille pas par les coups qu'il flaire lors des mercatos. Alexandros Katranis en est un exemple mystérieux...

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Il y a peu, nous était faite la confidence que les dirigeants avaient pointé le manque de mobilité des recruteurs de l'ASSE. Ils ont souvent le chic pour ne pas se trouver là où tous les scouts français se retrouvent... Certainement une façon d'éviter la concurrence ! Le pire étant que lorsqu'ils sont présents, ils possèdent souvent les mauvais tuyaux... Quoiqu'il en soit, seul ou accompagné de David Friio, Araujo Ilan, Alain Blachon ou Jean-Luc Witzel, David Wantier présente un bilan très insuffisant.

Notre solution : Se séparer de David Wantier dans un premier temps et recruter un responsable du recrutement absolument dévoué à sa mission. Il devra constituer une équipe restreinte de scouts autour de lui, l'important n'étant pas le nombre mais la qualité et la quantité de leurs réseaux. C'est essentiel. Là encore, comme dit précédemment, l'ASSE passe pour un club désordonné et amateur dans le milieu. Comme annoncé en exclusivité sur notre site, David Wantier et David Friio possèdent à ce jour beaucoup moins de pouvoir. Comme pour donner de la crédibilité à notre information, "le management va évoluer, certaines personnes vont partir" expliquait hier Bernard Caïazzo en conférence de presse après le conseil de surveillance réuni ce vendredi. De notre côté, nous maintenons notre information malgré le démenti de Roland Romeyer. A ce jour, David Wantier et David Friio ont pour mission de dégraisser l'effectif...

Renforcer la gouvernance avec un directeur général

Hier, Bernard Caïazzo n'y est pas allé par quatre chemins : "Rien ne fera que nous nous séparerons avec Roland. Nous arrêterons ensemble. Notre objectif est de préserver et de protéger le club, l'institution et le laisser au haut niveau. Si nous arrivons à l'atteindre, alors nous aurons réussi notre passage à la tête de l'ASSE. Le management de l'ASSE doit évoluer. Roland va le faire évoluer. Il faudra l'arrivée de nouvelles personnes, peut-être même d'un directeur général de haut niveau. Dans les autres clubs vous avez une direction générale souvent très costaude. On a besoin de gens extrêmement compétents, qui permettent d'aider Roland ! Roland a 72 ans ! Il est d'un dynamisme fantastique mais il a besoin, il l'a compris et il l'a demandé, d'être aidé par des gens d'un niveau supérieur parce que la modernité n'est plus la même ! Les clubs professionnels de haut niveau ne sont plus les mêmes, le niveau n'est plus le même ! Il faut être capable de passer à un autre niveau !"

C'est une charge bienveillante, mais c'est une charge. Et si Roland Romeyer l'a demandé, alors c'est l'essentiel. Le club doit vivre en 2017 et cesser de parler de sueur et d'abnégation. Cesser de parler de la mine. On les connaît les valeurs de la ville, les valeurs de la région. Ce n'est pas en les rabâchant qu'un joueur jouera mieux, qu'un recruteur recrutera mieux ou qu'un entraîneur entraînera mieux. Aujourd'hui, il faut des personnes compétentes et réactives. Roland Romeyer est compétent dans la gestion administrative et financière du club. Pour le reste, il lui manque un soutien compétent dans des parties qu'il maîtrise moins bien.

Notre solution : L'arrivée d'un directeur général serait une excellente nouvelle. Il faut pour cela qu'il corresponde à une certaine image et possède un niveau de compétence très élevé. Dynamique, charismatique, respectable, le directeur général doit être dans un club ce qu'est un chancelier en Allemagne ou le premier ministre en France. Roland Romeyer doit absolument se mettre en retrait afin de se préserver et de ne pas offrir l'image de ce supporter-président qui ne prend pas la hauteur que son statut lui impose. Un directeur général pourrait également apporter de la modernité dans la gouvernance. C'est essentiel.

Ne pas se rater lors du mercato hivernal !

Avec Jean-Louis Gasset et Dominique Rocheteau aux manettes du recrutement, l'ASSE ne devra pas se rater en janvier. Le club possède quelques petits moyens, mais ne rêvons pas. S'il est question du retour d'un ancien Vert (outre les retours possibles de Beric et Tannane), il semblerait que les priorités soient données aux postes de défenseur central, d'un milieu "box to box" et d'un avant-centre. Des priorités qui pourraient évoluer en fonction des résultats du mois de janvier... et des blessures. Si le club compte dégraisser, il veut surtout recruter juste. "En ce qui concerne l'effectif, il faut aussi un certain nombre de renforts. Je dis renforts, hein, pas recrues ! Il faut essayer de taper du haut niveau ! Moi je suis toujours partisan de prendre... Au lieu de prendre six joueurs, il vaut mieux en prendre deux très bons qui font la différence." expliquait hier Bernard Caïazzo.

Notre solution : Nous allons donc attendre avec impatience ces recrues de haut niveau... De la réussite du mercato va dépendre la fin de saison de l'ASSE, c'est une évidence. On comprend mieux pourquoi David Wantier en a été écarté... Rayon départ, il faut s'attendre à tout... Vraiment à tout.

Écarter les éminences grises...

A l'ASSE comme dans d'autres clubs, certains pourraient être comparés à des éminences grises. Nous ne donnerons pas de noms, mais chacun pourra se faire son idée. Il y a toujours un conseiller invisible, un anti-quelqu'un ou quelque chose qui fait que certaines décisions répondent parfois à des logiques difficilement perceptibles. L'exemple cité plus haut avec le choix surprenant de Julien Sablé au lieu de Laurent Battles en est un exemple. Ce n'est pas le seul... L'institution doit reprendre du poids et les dirigeants s'entourer de personnes désintéressées par une forme de pouvoir. Ce dernier point peut paraître "gratuit", mais il fait réellement partie de la problématique.

Notre solution : Mettre en place tout ce qui a été proposé précédemment...

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