"N'EN DÉPLAISE AUX PEINE-A-JOUIR" - ASSE
« On ne subit pas l’avenir, on le fait. » Georges Bernanos
The Final Countdown de Micheline (de la compta) : ROAD TO LIGUE 1 = -27 points
« Salut les gamins. Bon, alors là, je vous préviens : j’ai rangé la loupe et sorti le tableur Excel en mode fête nationale. Neuf points en trois matchs. Oui, neuf. Trois fois trois. Même moi, j’ai vérifié, parce qu’à force de travailler en flux tendu, on finit par douter des additions simples. Ça ne sent pas encore le bonus annuel, mais on a résolument quitté le mode survie.
Trois victoires, ça s’appelle un trimestre bénéficiaire. Deuxième place, à deux points du leader : on regarde enfin vers le haut du tableau Excel. Le plan de redressement s’accélère. Proprement. Sérieusement. Ça me plaît. À la prochaine clôture, les gamins. »
Salut les Groupies,
C’est le retour de votre cowboy JossRandall après ce #ASSELAVAL du 21 février. Et comme j’ai eu une semaine assez difficile, c’est avec un plaisir encore plus grand que je vous retrouve pour commenter une victoire, histoire de me refaire un palais, comme les Tastevins après une angine.
Une nouvelle victoire oui, qui claque dans la nuit comme une cassure du col du fémur dans la salle de bain d’un Général en retraite ! BAM !
Trois points dans l’escarcelle, neuf sur neuf depuis que le druide MONTANIER_L'ÉVIDENCE a posé sa gourde sur le banc. Moins de poésie, pas trop de dentelle : du pragmatisme. L’ASSE gagne, l’ASSE engrange, et l’ASSE remonte. La mini-remontada continue, et ce n’est pas un gadget marketing, comme le coup du maillot vert fluo à CHALAMET au JT de TF1! C'est du factuel.
Chapitre 1 : PRAGMATISME PAYANT - ASSE
On ne va pas se raconter des histoires à la Audiard : le romantisme, c’est bon pour les mariages et les enterrements. Depuis l’arrivée de Montanier, l’ASSE a troqué le saxo langoureux version Georges Michael pour le métronome cadencé. Moins de possession, plus de projection. Moins de grigris, plus de gravité. Et surtout : une assise défensive retrouvée, et ce, même si les peine-à-jouir cités en titre vous diront que « gnagnagna on a quand même encore pris un pion, tout ça, tout ça ». Certes. Grand bien leur fasse.
Ce qui saute aux yeux – et pas seulement aux miens, qui commencent pourtant à avoir de la bouteille – c’est l’équilibre. MONTANIER_L'ÉVIDENCE ne nous a pas forcément fait une crise de tactique hardie (en espérant que cette boutade [à l’ancienne] ne vous monte pas au nez !!)
Mais les lignes sont plus compactes, les distances mieux respectées. L’adversaire ? Il circule autour du bloc comme un moustique autour d’un lampadaire éteint. Laval a eu un peu le ballon, oui. Mais des actions franches ? Pas vraiment de quoi remplir un timbre-poste.
L’ASSE version 2026 ne cherche plus forcément à séduire la galerie. Samedi, elle a cherché à faire mal vite, et force est de constater qu’elle y est plutôt bien arrivée. Verticalité assumée, transitions propres, récupération agressive. On rend la balle, mais on récupère l’essentiel : le contrôle émotionnel du match.
Et dans ces nouveaux costumes dessinés non pas par Donald Cardwell mais par Philippe MONTANIER, certains commencent à plus prendre la lumière.
STASSIN_LA_DEMI_LUNE, d’abord. Et oui je commence à dessein (oui, il est joli ton dessin, je le verrai plus tard !! Private Joke à l’attention exclusive de mon pote LaGonf’ qui se reconnaîtra) par lui car j’ai eu la surprise de lire des critiques négatives à son encontre après le match, à mon sens tout à fait infondées. Le garçon est sur le vrai chemin du retour. Bon dans les duels, solide dos au but, infatigable dans les appels. Il pèse. Il dérange. Il use. Sur le but de BOAKYE_LE_TOUR, il est impliqué comme un complice discret. Et sur celui que L'AFFAIRE_ DUFFUS aurait dû planter, il est encore dans le bon coup. Il ne lui manque plus qu’un but pour que la photo soit parfaite. Ça viendra. Les attaquants, c’est comme les lave-vaisselles : quand ça se débloque, tout part d’un coup. Et sa prestation a mis en lumière celles, moins convaincantes, de ses deux compères d’attaque, surtout celle de CARDONA_QUE_L'AMOUUUUR, auteur d’une partie pas très loin de l’indigence … (et j’ai fait remonter par le biais d’une amie qui avait assisté à un entrainement dans la semaine, la réalité du problème capillaire, mais visiblement, il ne veut rien entendre).
On aura aussi beaucoup aimé, à nouveau, le match de nos deux latéraux. Douce-amère ironie de l’histoire, quand on sait à quel point le poste a été une épine dans le pied de l’équipe pendant de longs mois. Exemplaires. Défensivement propres, offensivement concernés. Ça monte, ça centre, ça propose. On sent qu’ils ont compris que dans le football moderne, le couloir est un boulevard quand on ose l’emprunter. L’ASSE respire mieux quand ses latéraux respirent fort.
Et puis il y a KANTÉ_PARTIRO. Depuis son premier match, son apport est essentiel. Récupération, première relance, sorties sous pression : il fluidifie. Il simplifie. Il sécurise. Par effet de relief – et le relief, à Sainté, on connaît – on voit aussi les limites actuelles du banc. GÉRARD_DE_TARDIEU, MOUEFFEK_LA_POLICE: c’est disons … à peu près honnête, mais ça ne dégage pas la même autorité, ni la même justesse et encore moins le même impact. Désormais, quand KANTÉ est là, le milieu tient debout. Quand il souffle, on prie pour que la chaise ne grince pas.
Et en parlant de milieu, tiens … le seul qui me laisse sur ma réserve comme dit un pote Comanche, le seul qui ne me convainc toujours pas du tout (mais il parait que je ne suis pas objectif sur le sujet, donc oubliez tout de suite après avoir lu), c’est IGOR_LA_MILADY_NOVICE. Dans un ensemble qui joue plus juste, on dirait un joueur de harpe égaré dans un orchestre de jazz.
Evidemment, comment ne pas aimer mon ROBERT JACQUES BOAKYE_PROFITE_LE_CRIME, dans ce nouveau rôle et cette nouvelle position qui lui va comme une grosse feuille de vigne à Adam dans le jardin d’Eden (qui n’en avait pas et pourtant, ça lui aurait évité deux-trois bricoles ….). Le BOYAKIE, lui, a eu la bonne idée de nous éviter de trembler trop longtemps. Une occasion nette, un geste sûr. Un tir parfait qui foutrait la couperose à un cierge de crypte
Merci, bonsoir. L’ASSE avait besoin d’un type capable de trancher. Il l’a fait, comme DAVID_EST_CHEVELU à d’autres moments de la saison, mais c’est quand même mieux d’en avoir deux !!
Et enfin derrière, LE_CARDINAL_PACINO. Rien que le nom, on dirait un duo de cinéma. Il apporte une sérénité précieuse. Il parle, il replace, il rassure. Bon, il a parfois tendance à se prendre pour un attaquant, à dépasser la ligne médiane comme s’il cherchait une audition. J’aime bien le dépassement de fonction… jusqu’au moment où c’est ta fonction qui te dépasse. Restons vigilants, mais reconnaissons-lui ce leadership tranquille qui manquait tant à l’ASSE il y a encore quelques semaines.
Et, n’en déplaise donc aux Peine-à-jouir, ce pragmatisme-là n’est pas triste. Il est adulte. Et ça change tout.
Chapitre 2 : IL RESTE TOUTEFOIS POSSIBLE DE MOINS TREMBLER
Soyons honnêtes : en ne menant à chaque fois que d’un but, on a parfois quand même serré les dents. Et ce n’est pas normal, on aurait pu/dû se mettre en situation pour vivre le match autrement. Moins que samedi dernier, certes. Il y a du progrès. Mais les miches ont encore fait bravo par moments. À la télé, vous avez cru que ça applaudissait. Non. C’était juste nerveux.
L’égalisation lavalloise est arrivée un peu de nulle part. Une de ces séquences où le football vous rappelle qu’il est un sport pratiqué par des humains, donc faillibles. Mais ce qui a changé, et ça c’est capital, c’est la réaction. Immédiate. Collective. Pas de têtes baissées, pas de bras qui moulinent pour chercher un coupable. L’ASSE a repris le ballon et a remis du rythme et marqué tout de suite. Ça, c’est un marqueur de personnalité.
Dans les temps faibles, l’ASSE ne s’est pas contentée de subir. Elle s’est créé des situations. Des vraies. Pavillon témoin de cette situation : DUFFUS_ILLIER_MARIN, évidemment, doit marquer sur l’offrande des FOURBERIES_DE_STASSIN. À ce niveau-là, ça ne se discute même pas. Mais il n’est pas le seul. Il y a eu d’autres opportunités, d’autres frappes, d’autres centres mal exploités.
Et c’est là que réside la marge de progression. Tuer le match. Le plier. Lui mettre la tête sous l’eau quand il vacille. Parce qu’avec un seul but d’écart, vous n’êtes jamais à l’abri d’une connerie, d’un péno généreux, d’un corner qui ricoche sur trois tibias avant de finir au fond. Le football adore les scénarios improbables, surtout quand vous pensez avoir fait le plus dur.
Pourtant, objectivement, l’ASSE méritait largement de gagner. Très peu d’occasions franches concédées. Une maîtrise globale. Des intentions claires. Mais tant que l’efficacité offensive ne sera pas au niveau de la solidité retrouvée, le public continuera à vivre les dix dernières minutes comme un examen médical.
Il y a dans cette équipe quelque chose de nouveau : une colonne vertébrale. Mais pour viser plus haut, il faudra aussi des crocs. Des types capables de transformer la domination en sentence définitive.
CONCLUSION : ON AVANCE
Après une longue période un peu difficile, pleine de frustrations et de questionnements, il semble qu’à nouveau dans le monde Vert, la Concorde règne (je n’ai pas dit LE Concorde, le pauvre, que ses ailes de géant ont finalement empêché de voler). Et cette période de doute, on la regarde déjà comme un quidam regarde une toile de Picasso, avec l’air de se demander si elle est bien exposée du bon côté. Vigilance quand même, toujours, à l’éjaculation trop précoce pour être au net.
Mais objectivement, l’ASSE de Montanier semble aujourd’hui beaucoup mieux armée pour viser la montée que celle du Viking. Les points arrivent. Les Verts sont deuxièmes, à deux points du premier et avec deux points d’avance sur le troisième. Le classement commence à ressembler à une promesse.
Les deux matchs qui viennent seront décisifs. Mais si l’efficacité offensive vient s’ajouter à la solidité enfin trouvée, il n’y a aucune raison de penser que l’ASSE ne peut pas viser une montée directe.
Et ça, mes amis, ce n’est pas du romantisme. C’est du réalisme vert.