Tamar Svetlin découvre depuis plus de deux mois un nouvel univers à l’ASSE. Le milieu slovène est impressionné par la dimension du club stéphanois, mais aussi par l’ambiance de Geoffroy-Guichard. Dans un entretien accordé au podcast Val 202, il raconte son adaptation et juge la Ligue 2 particulièrement exigeante.
Arrivé à Saint-Étienne durant l’été, Tamar Svetlin prend progressivement ses marques dans son nouvel environnement. Le milieu slovène connaissait déjà la réputation de l’ASSE avant son arrivée. Mais la réalité du quotidien lui a permis de mesurer l’ampleur du club.
Et c’est surtout l’ambiance autour des Verts qui l’a marqué. Pour le joueur, habitué au football slovène et polonais, l’engouement observé à Saint-Étienne est difficilement comparable. Le stade Geoffroy-Guichard et son public occupent une place particulière dans son expérience depuis son arrivée.
Tamar Svetlin impressionné par Geoffroy-Guichard
Tamar Svetlin ne cache pas sa surprise devant la ferveur qui entoure l’ASSE. Le milieu de terrain explique qu’il connaissait le club avant de rejoindre le Forez, mais qu’il n’avait pas réellement mesuré ce qu’il représentait pour la ville.
« Je connaissais le club avant de venir ici, mais ce n’est qu’en arrivant que j’ai réellement pris conscience de sa grandeur et de ce qu’il représente pour cette ville et tous ses habitants », explique-t-il dans cet entretien.
Le contraste avec Ljubljana l’a particulièrement marqué. Saint-Étienne est une ville qu’il décrit comme plus petite que la capitale slovène. Pourtant, l’affluence au stade reste impressionnante à ses yeux.
Le joueur évoque ainsi les quelque 40 000 spectateurs présents lors des rencontres à domicile. Une fréquentation qu’il juge difficile à imaginer depuis la Slovénie.
Cette ferveur peut même avoir des conséquences très concrètes sur le terrain. L’ambiance est parfois tellement forte que les joueurs éprouvent des difficultés à communiquer entre eux pendant les matchs.
Pour Svetlin, cette atmosphère constitue donc l’une des grandes découvertes de son début d’aventure stéphanoise. Elle illustre surtout la place particulière occupée par l’ASSE dans son environnement.
Le Slovène se montre également très satisfait de ses premiers mois au club. Il souligne le niveau de l’ensemble de la structure et note la présence de nombreux étrangers, aussi bien dans l’effectif que dans le staff.
Tamar Svetlin juge la Ligue 2 extrêmement exigeante
L’autre découverte importante concerne évidemment le championnat. Après avoir évolué en Slovénie puis en Pologne, Tamar Svetlin estime que la Ligue 2 est la compétition la plus difficile qu’il ait connue jusqu’ici.
Le milieu insiste d’abord sur les exigences physiques. Les matchs demandent beaucoup d’intensité et les adversaires disposent, selon lui, de qualités importantes dans les duels.
« On court énormément. Les adversaires sont très forts physiquement, rapides et explosifs », explique-t-il.
Son expérience doit toutefois être replacée dans le contexte particulier de l’ASSE. Svetlin considère que son jugement sur le niveau technique du championnat peut être biaisé par le style de jeu stéphanois. Les Verts disposent de davantage de qualités et prennent souvent le contrôle des rencontres.
Il explique ainsi que les adversaires respectent davantage Saint-Étienne et ont tendance à jouer plus regroupés. Une situation qui lui donne davantage de possibilités dans son rôle de milieu.
Le Slovène apprécie justement cette position entre les deux surfaces. Il peut évoluer comme numéro 6, numéro 8 ou numéro 10, avec une préférence pour un rôle lui permettant de participer aux différentes phases du jeu.
À Saint-Étienne, il redescend notamment pour récupérer le ballon tout en disposant d’une liberté plus importante pour accompagner les attaques. Il considère ce rôle comme celui qui lui correspond le mieux.
Pour s’adapter à l’intensité de la Ligue 2, le joueur mise également sur l’intelligence de jeu. Il cherche à éviter les duels inutiles et surtout à anticiper avant même de recevoir le ballon.
Cette capacité à avoir « un coup d’avance » constitue, selon lui, une réponse essentielle aux exigences physiques du championnat.
Reste désormais un autre défi pour Tamar Svetlin : la langue. Et sur ce point, le milieu slovène ne cache pas que l’apprentissage du français lui demande encore beaucoup d’efforts.
« Apprendre le français, c’est encore plus difficile que sur le terrain », sourit-il.
Le club lui permet toutefois de suivre des cours de français une à deux fois par semaine. Une aide précieuse pour faciliter son intégration, alors que l’anglais reste encore largement utilisé au quotidien à l’ASSE.
Pour Svetlin, l’objectif est donc double : s’imposer sportivement dans un championnat qu’il considère comme extrêmement exigeant et poursuivre son adaptation à un club dont il découvre progressivement l’immense dimension.
Source : MMC RTV SLO – Val 202, entretien de Tamar Svetlin réalisé par Marko Cirman


