L’ASSE retrouvait son Chaudron face à Rodez ce samedi soir pour le compte de la huitième journée de Ligue 2. Voici les tops/flops de la rédaction de Peuple-Vert suite à ce match. (2-0)
Trois semaines après leur dernière sortie officielle, les joueurs de l’ASSE accueillaient le RAF ce samedi soir au Stade Geoffroy-Guichard. Les hommes d’Ian Cathro voulaient retrouver le chemin de la victoire après deux matchs sans succès. Les Stéphanois ont rapidement affiché leurs intentions en dominant largement les premiers échanges. Thierno Ballo a concrétisé cette entame réussie dès la 15e minute, avant qu’Augustine Boakye ne fasse le break sur un exploit individuel au retour des vestiaires (55e). Malgré plusieurs situations dangereuses pour Rodez en seconde période, les Verts ont conservé leur avantage pour s’imposer 2-0. Un succès convaincant qui leur permet de renouer avec la victoire et de retrouver des certitudes dans le jeu.
TOPS
Gautier Larsonneur
Critiqué après ses dernières prestations, Gautier Larsonneur a répondu de la meilleure des manières. L’ancien capitaine stéphanois a réalisé plusieurs interventions déterminantes pour préserver l’avantage des siens. Au retour des vestiaires, il détourne notamment une tête ruthénoise sur sa barre transversale (51e), avant de remporter un face-à-face décisif devant Nsona (69e). Deux interventions majeures qui ont empêché Rodez de relancer la rencontre. Une prestation rassurante pour un gardien dont les dernières sorties avaient soulevé certaines interrogations. Seule ombre au tableau, sa sortie sur blessure en fin de match après un contact. Contraint de céder sa place à Mamour Ndiaye à la 88e minute, Larsonneur est ensuite revenu des vestiaires avec une importante poche de glace pour prendre place sur le banc. Une nouvelle inquiétude pour les Verts.
Augustine Boakye
Que dire de plus sur Augustine Boakye ? Le Ghanéen continue d’affoler les compteurs et porte désormais sa série à six rencontres consécutives avec au moins une contribution décisive. Avec cinq buts et deux passes décisives sur cette période, il s’impose comme l’homme fort du début de saison stéphanois. Face à Rodez, le numéro 20 a encore franchi un cap dans le spectaculaire. Servi par Jakob Breum à la 55e minute, il élimine son adversaire d’un superbe geste technique avant de conclure du pied droit. Une réalisation exceptionnelle qui figure déjà parmi les sérieux candidats au titre de plus beau but de la saison dans le Forez. Mais Boakye ne se résume pas à ses statistiques. Sa mobilité, ses inspirations et sa capacité à faire basculer une rencontre en font dorénavant bien plus que l’homme en forme des Verts : un véritable homme à tout faire.
Jakob Breum
Encore relativement discret depuis son retour de blessure, d’abord à Dunkerque puis à Metz, Jakob Breum a rappelé au Chaudron toute l’étendue de son talent. Le Danois a retrouvé ses inspirations et cette justesse technique qui avaient tant manqué aux Stéphanois avant la trêve. Dès la 15e minute, il délivre une merveille de passe à Thierno Ballo, qui n’a plus qu’à ajuster le gardien ruthénois. Il récidive au retour des vestiaires en servant Augustine Boakye sur le deuxième but. Deux passes décisives qui viennent récompenser une prestation particulièrement inspirée. Très disponible entre les lignes, Breum a également participé à plusieurs mouvements offensifs dangereux, notamment avec Irvin Cardona. Une excellente nouvelle pour Ian Cathro, qui retrouve un élément essentiel de son animation offensive.
Kévin Pedro
Initialement attendu dans un couloir, Kévin Pedro a finalement dû retrouver l’axe de la défense en raison du forfait de Chico Lamba. Un repositionnement de dernière minute qui n’a absolument pas perturbé le jeune Stéphanois. Tout juste revenu de son rassemblement avec la République démocratique du Congo, le néo-international a livré une prestation majuscule à son poste de formation. Solide dans les duels, attentif dans ses placements et propre dans ses interventions, il a parfaitement accompagné Sohaib Naïr pour contenir les offensives ruthénoises. Déjà buteur lors de la précédente journée à Metz, Pedro confirme son excellente dynamique. Sa polyvalence était connue, mais il a tenu à rappeler qu’il pouvait également représenter une solution particulièrement crédible dans l’axe. Une nouvelle prestation de patron.
João Ferreira
Il n’avait plus connu de titularisation en championnat depuis sa sortie sur civière face à Clermont. João Ferreira retrouvait enfin le onze de départ après avoir affiché des signaux encourageants lors du match amical face au FC Sion. Ian Cathro lui a renouvelé sa confiance et le Portugais a parfaitement répondu présent. Très entreprenant offensivement, il aurait pu être passeur décisif dès la cinquième minute. Son excellent service pour Thierno Ballo laisse l’Autrichien seul face au but, mais ce dernier manque inexplicablement le cadre. Ferreira a ensuite multiplié les projections dans son couloir, notamment grâce à ses dédoublements avec Irvin Cardona. Une activité qui a permis aux Verts d’étirer le bloc adverse et de créer plusieurs décalages. Après plusieurs semaines compliquées, le latéral portugais a rassuré et marqué des points.
Une prestation collective presque parfaite
Après deux rencontres sans victoire, l’ASSE devait impérativement réagir. Les hommes d’Ian Cathro ont livré l’une de leurs prestations les plus abouties depuis le début de saison. Dès les premières minutes, les Stéphanois ont imposé leur rythme et affiché un état d’esprit irréprochable. Dans l’entrejeu, le double pivot composé de Maxime Bernauer et Áron Csongvai a largement dominé les débats, dictant le tempo et permettant aux Verts de constamment repartir vers l’avant. Offensivement, les mouvements se sont multipliés avec une fluidité retrouvée et de nombreuses situations dangereuses. Hormis quelques occasions concédées, particulièrement au retour des vestiaires, la copie collective est particulièrement convaincante. Après les performances irrégulières observées avant la trêve, Saint-Étienne a apporté une réponse aussi nette qu’attendue.
Des automatismes enfin retrouvés
C’était l’un des principaux points noirs des déplacements à Dunkerque et Metz. Les Stéphanois semblaient avoir perdu une partie de leurs automatismes, multipliant les passes imprécises et les incompréhensions dans les derniers mètres. Face à Rodez, cette difficulté a quasiment disparu. Les appels ont été mieux synchronisés, les combinaisons plus naturelles et les déplacements nettement plus cohérents. L’entente entre Breum, Boakye, Cardona et Ballo a surtout permis de retrouver une animation offensive particulièrement séduisante. Les dédoublements de Ferreira ont également apporté de nouvelles solutions sur le côté droit. Les joueurs se trouvaient beaucoup plus facilement et paraissaient à nouveau partager les mêmes intentions. Une réponse collective importante qui rappelle le visage affiché par les Verts lors de leurs cinq premières victoires.
Un premier clean sheet depuis le 22 août
Il commençait sérieusement à se faire attendre. Depuis la victoire face à Grenoble (4-0), le 22 août dernier, l’ASSE n’avait plus terminé une rencontre sans encaisser de but. Une série préoccupante pour une équipe qui ambitionne de retrouver l’élite. Face à Rodez, les Stéphanois ont enfin préservé leur cage inviolée, malgré plusieurs alertes en seconde période. Gautier Larsonneur a notamment dû réaliser deux interventions déterminantes, tandis qu’un montant a par ailleurs sauvé les Verts. Ce clean sheet prend une dimension particulière au regard des circonstances. Privé de Julien Le Cardinal et Chico Lamba, Ian Cathro avait été contraint de remanier sa charnière centrale en dernière minute. Malgré ces ajustements, les Stéphanois ont retrouvé une certaine solidité défensive. De quoi aborder les prochaines échéances avec davantage de sérénité.
FLOPS
Un retour des vestiaires encore trop timide
Tout n’a pas été parfait dans la prestation stéphanoise. Comme à plusieurs reprises depuis le début de saison, les Verts ont connu un retour des vestiaires particulièrement délicat. Pourtant, largement dominateurs lors du premier acte, les hommes d’Ian Cathro ont laissé Rodez reprendre confiance dès la reprise. À la 51e minute, Larsonneur doit notamment détourner une tête sur sa barre transversale pour éviter l’égalisation. Une alerte sérieuse alors que Saint-Étienne avait toutes les cartes en main pour maîtriser tranquillement les débats. Le deuxième but inscrit par Boakye quatre minutes plus tard a finalement permis de faire retomber la pression. Mais ces passages à vide restent problématiques. Après les scénarios vécus à Dunkerque et Metz, l’ASSE doit apprendre à conserver la même intensité au retour des vestiaires pour éviter de se compliquer inutilement la tâche.
Une accumulation de blessures préoccupante
La trêve internationale devait permettre à Ian Cathro de récupérer plusieurs éléments. Elle n’aura finalement pas suffi. Mahmoud Jaber reste indisponible, tandis que le jeune Eymard manque également à l’appel. À ces absences se sont ajoutés les forfaits de Julien Le Cardinal et Chico Lamba, obligeant le technicien écossais à revoir ses plans défensifs. Zuriko Davitashvili était, lui aussi, absent du groupe face à Rodez. Comme si cela ne suffisait pas, Gautier Larsonneur a dû quitter la pelouse à la 88e minute après un contact. L’état physique du portier stéphanois constituera donc l’une des principales préoccupations des prochains jours. Si les Verts ont parfaitement répondu sur le terrain, cette accumulation de pépins physiques pourrait rapidement devenir problématique avec l’enchaînement des rencontres à venir.
Un banc qui interroge sur la profondeur de l’effectif
Les nombreuses absences ont également mis en lumière les limites de l’effectif stéphanois. Face à Rodez, Ian Cathro a dû composer avec un banc particulièrement jeune et plusieurs solutions encore peu expérimentées. Elyes Dhaoui a ainsi effectué ses premières minutes sous le maillot vert, tandis que le jeune Teillol figurait parmi les remplaçants. Le retour de Nathan Kasia, dont la dernière apparition avait été marquée par une erreur coûteuse en fin de rencontre face à Clermont, illustre ainsi les ajustements nécessaires. Cathro a par ailleurs choisi de ne pas faire entrer Tamar Svetlin et Nadir El Jamali, préférant notamment donner du temps de jeu à certains jeunes éléments. La victoire permet de relativiser ces difficultés, mais elle ne doit pas masquer les interrogations concernant la profondeur du groupe. À l’approche d’un calendrier plus dense, les Verts auront besoin de récupérer rapidement leurs forces vives.


