9 août 2022
Actualité

David Blitzer : Le repreneur idéal ?

Mar 5, 2022; Sandy, Utah, USA; Real Salt Lake Owners David Blitzer and Ryan Smith bang the drum prior to the game against Seatle Sounders FC at Rio Tinto Stadium. Mandatory Credit: Melissa Majchrzak-USA TODAY Sports/Sipa USA - Photo by Icon sport

Le sujet anime tous les débats du côté des supporters. David Blitzer pourrait racheter l'AS Saint-Etienne. Si absolument rien ne semble fait à cette heure, le milliardaire américain fait parler de lui.

Les doutes de Roland Romeyer

Une page dans l'Equipe du jour a donné les contours de la vente des Verts. Un long papier dans lequel les tractations qui ont lieu entre les actionnaires et David Blitzer sont détaillés. On apprend notamment que Roland Romeyer a des doutes sur le projet de l'américain.

"Lors de ses échanges avec l’Américain prénommé Scott, chef de la délégation de Blitzer, Romeyer, aidé d’une traductrice, aurait tiqué sur les véritables intentions de Blitzer. Voir l’ASSE intégrer son système de clubs satellites mis en place en Europe ne lui plairait guère. Surtout, quand il constate qu’il négocie aussi en parallèle le rachat de Brondby (DAN). S’il ne s’appuie pas sur un fonds de pension, Blitzer se servirait davantage de sa société, la Bolt Football Holding, comme d’une plateforme de placements. Et chercherait un rapide retour sur investissement. Ce que lui offrirait une remontée en L1."

Un projet et différents éléments qui interogent l'actionnaire de l'AS Saint-Etienne. Conforté par son refus d'échanger avec GACP en 2018, il craint le mauvais plan pour les Verts. Un nouveau propriétaire est une réelle prise de risque pour un club. Les exemples sont malheureusement nombreux. Bordeaux en est le parfait exemple. Pour autant, il existe des différences de taille entre les reprenneurs des Girondins et David Blitzer.

Des fonds propres...

Romain Molina, journaliste indépendant, ne manque pas de s'exprimer sur ce dossier qui se veut complexe. Il nuance les propos de l'Equipe :

"C’est l’anti-GACP. Fonds propres, pas de prêts à des fonds vautour et le fonctionnement global ne fait pas vraiment dans le micmac (ce qui n’empêche pas des soucis de gestion parfois comme à Ausbourg où ils sont minoritaires). Ils n’utilisent pas de propagande aussi comme GACP. Il n’y a eu aucun prêt vautour dans les clubs où ils ont des parts et ils ont investi. Je me fie à la commission des licences en Belgique qui complimente la direction de Beveren pour sa transparence. C’est rare dans le foot ; c’est l’anti Nancy/Bordeaux"

Dit autrement, David Blitzer marque sa différence avec les reprenneurs des clubs qui ont connu de gros échecs en partie car il dispose de fonds propres. L'américain dispose des fonds nécessaires pour reprendre l'ASSE et y investir s'il le souhaite. Il ne s'appuiera pas sur des prêts financiers qui impliqueraient la nécessité de récupérer rapidement de l'argent. Tout l'opposé de ce qui se déroule du côté de Bordeaux où G. Lopez s'est endettés pour acquérir les Girondins.

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Sans être naîf, Blitzer est un homme d'affaire et il ne s'en cache pas. Investir dans le sport est un réel business. A ne pas confondre avec un mécène. Il ne fera aucun cadeau aux actionnaires actuels pour acquérir un club dont la valeur marchande est en chute libre depuis 3 ans. Pour autant, il n'y a pas meilleure startégie pour générer des revenus que de performer sur le volet sportif.

Les actionnaires accepteront-ils de lui vendre le club au prix proposé ? Si tel est le cas, combien investira-t-il dans l'AS Saint-Etienne ? Il est impossible de répondre à ses questions à l'heure actuelle. Pour autant, le milliardaire américain se démarque clairement par ses fonds propres. Ne pas tout confondre. Wait and see...

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