6 décembre 2022
Actualité

🗣 Une Légende des Verts se demande ce qu'on a fait de l'argent des ventes de Fofana et Saliba

Oswaldo PIAZZA / Dominique ROCHETEAU / Ivan CURKOVIC - 11.09.1979 - Entrainement Saint Etienne Photo

Oswaldo Piazza reste l'une des Légendes de l'AS Saint-Etienne. Le stoppeur argentin s'est confié auprès de But Saint-Etienne. L'occasion de revenir sur son passage chez les Verts et de s'exprimer sur la situation actuelle. Une bel entretien de Laurent Hess à retrouver sur leur site en intégralité. Extraits.

Oswaldo Piazza : "J'essaie de venir deux fois par an. Cela n'avait pas été possible avec le Covid et ça m'avait beaucoup manqué. J'aime Saint-Etienne, cette ville, ces gens. Avec le temps, certains nous ont quitté. D'autres sont malades. C'est triste, mais c'est la vie. 

Sainté en Ligue 2, c'est pas possible

Voir le club est deuxième division, ce n'est pas possible. Je suis triste, triste, triste. Cette descente, on dirait qu'on a fait exprès. Il y a eu tellement d'erreurs... Ce n'est pas possible d'en être arrivé là. Quand je vois les clubs qui sont en L1, certains clubs. Et l'AS Saint-Etienne en L2 ! Non, ce n'est pas possible. On aurait voulu le faire exprès, on aurait fait ça. C'est un drame.

J'étais au match contre Monaco [...]. Quand des fumigènes sont descendus des tribunes et qu'il y a eu la première interruption, je suis parti. J'ai quitté le stade. Je ne voulais pas voir ça. Cette violence, je n'aime pas ça. On ne va pas au stade pour ça. [...]

Oswaldo PIAZZA - 27.11.1978 - Reportage Magazine - Saint Etienne
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Il y a trois ans, l'ASSE aurait déjà pu se retrouver en D2 sans le Covid. Et que s'est-il passé après ? Le club a vendu Fofana, Saliba. Il a vendu pour 100 M€ de joueurs. Et il a pris qui avec cet argent ? Il a fait quoi ? 

"Les joueurs avaient peur"

[...] Nous, on profitait du Chaudron. « Ici c'est le Chaudron », vous voyez ? C'est écrit quand tu entres sur la pelouse. On se servait de ça. On étouffait l'adversaire dès le coup d'envoi et quand on marquait un but, on faisait bloc, on fermait tout et on jouait les contres à fond. Le public nous poussait. On jouait à 12. Mais là, les joueurs avaient peur ! Ce n'est pas possible d'amener le public avec toi si tu as peur, si tu ne joues pas !

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