5 décembre 2022
Brèves

Paroles de supporter : "La saison en cours est à oublier, elle est déjà terminée"

C'est un papier qui ferait un bel édito si nous imprimions une version papier de Peuple Vert... C'est en tout cas un texte qui nous parle et que nous publions avec plaisir. La patte de Pierre-Olivier fait mouche... Il faut juste espérer que sa plume jette une encre plus optimiste lors de son prochain passage sur notre site...

J’espérais, comme beaucoup un sursaut contre Marseille, même si on a pas gagné là-bas depuis 1979. Mais, me disais-je, la rage de mettre fin à une spirale atroce pourrait peut-être faire un miracle. Il n’en fut rien.

“Welcome to my nightmare, welcome to my breakdown, that’s just the way we are when you come down”

Alice Cooper, chanteur barré, écrivait cet album en 1975 en sachant probablement qu’un jour ou l’autre, le plus grand club du monde (actuellement du 42) serait en difficulté. Et quelles difficultés…

Une série de 7 matchs d’affilés alternant défaites, branlée, matchs nuls et matchs pitoyables. Ne nous le cachons pas, nous n’avons pas été aussi mal, entre autre au classement depuis que nous sommes descendus. Se retrouver à l’étage inférieur, pour un pays minier, théoriquement, ça ne devrait pas poser problème. Et bien là, si. Cela nous en pose un. Personne n’a envie de retrouver les (non) charmes de la ligue 2, de sinistre mémoire. Le naufrage lent mais continu auquel nous assistons ne semble pas avoir de fin.

L’impact du match contre ceux qu’il ne faut pas nommer (Voldemor like this), est finalement plus fort que ce que j’avais cru alors. La dévastation est telle qu’il est compliqué d’envisager un rebond.

La saison en cours est à oublier, elle est déjà terminée. La prochaine sera une saison de transition, en L1 ou en L2. Aujourd’hui, c’est 50-50. Soit on s’en sort mais on reste en bas du classement, soit on descend. Comment croire aujourd’hui à une remontada ? Les matchs ne montrent rien d’autre que notre abyssale faiblesse dans tous les compartiments du jeu. Ce qui se passe sur le terrain est le reflet de ce qui se passe dans le staff.

Le mercato d’hiver sert habituellement à préparer la saison suivante. Il faut qu’il serve à nous sauver de la relégation. Je me demande quel joueur sera prêt à venir au vu de la situation du club. On sait que Soderlund, artisan de la victoire contre Lyon l’an dernier, et qui n’a rien fait depuis hormis son doublé contre Anderlecht, partira. Qui d’autre ? Ce sera le moment de voir quels joueurs n’y croient plus non plus. On peut parier sur un nombre de départ élevé, moins sur des arrivées massives. Pour compenser, on verra surement les jeunes monter en première.

Après tout ce qu’elle a fait depuis des années, la direction n’y crois plus, n’y arrive plus, et l’annonce désormais renouvelée par R. Romeyer qu’il est prêt à passer la main est un signe enfin clair. La question est « quelle place pour un nouvel actionnaire ? ». Si c’est une place minoritaire, personne ne viendra investir. Chaque défaite est pour lui une bonne nouvelle pour un investisseur, cela baisse le coût d’acquisition. La situation est telle que l’on vient à espérer que ce soit un gros actionnaire, avec plein de sous, peu importe d’où il vienne. C’est dire si on est mal.

Quoiqu’il en soit, je ne sais plus ce qu’il faut espérer, tant la situation me semble compromise pour la fin de la saison. Sans doute faut-il y croire, mais objectivement, quels sont les éléments qui peuvent nous donner de l’espoir ? A court terme, les jeunes, peut-être. A condition qu’ils ne se voient pas déjà en haut du game, comme Jonathan Bamba qui ne fait que décevoir, sur tous les plans, le sportif en premier.

Notre club est en grand danger, nous allons encore jouer des équipes soit plus fortes, soit en confiance, qui savent que nous sommes une proie facilement prenable, une équipe de fin de tableau, qui visiblement n’a pas faim de victoires ou qui est tellement désemparée qu’elle ne croit plus en elle-même. Malgré tout, continuons de la soutenir, dans les stades ou ailleurs, que nos adversaires ne croient pas que nous nous rendrons.

Allez les Verts, malgré tout, toujours.

P