Invité à énumérer ses souvenirs et les moments clés de sa vie dans un très bel article paru dans l’Equipe ce jour, le président de Nice, Jean-Pierre Rivière évoque deux moments en lien avec l’AS St-Etienne. Et ces deux moments ont lieu le même jour…

Le jour où vous auriez pu vous battre en tribune…

« Ça m’est arrivé une seule fois, il y a trois ans. Lors d’un match, j’aurais pu me lever et mettre une bonne droite à quelqu’un qui est devenu depuis un bon président, avec lequel j’échange beaucoup… Non, je ne vous dirai pas qui ! (Il s’agirait de Bernard Caïazzo, président du comité de surveillance de l’AS Saint-Étienne.) Mais, ce soir-là, je me suis retenu. Ce n’est pas l’homme qui s’est retenu, mais le président, par rapport au club. Sans ça, je me levais et je lui en collais une. Dans le football, il faut toujours contrôler ses propos et ses gestes. »

Le jour que vous aimeriez oublier…

« En tant qu’homme, c’est celui du décès de mon père. En tant que président, c’est le jour de Nice – Saint-Étienne (0-1, 24 novembre 2013 dans l’Allianz Riviera flambant neuve), quand les supporters stéphanois sont passés par-dessus les grilles et que les sièges volaient… Face à cette violence, je me suis dit que des mois de travail réalisés pour l’image du club allaient s’effondrer en trente secondes. Ç’a été un moment difficile, où j’ai senti qu’un feu de paille dans une tribune pourrait causer un drame (il y aura huit blessés et un supporter manquera de tomber dans le vide. Les 250 supporters de l’ASSE seront évacués.) Je me sentais impuissant, avec tout à rebâtir. »