En France, les taxes sociales pour un joueur dont le salaire brut annuel est de 600 000 euros sont cinq fois supérieures à celles payées au Royaume-Uni, 15 fois plus importantes qu’en Allemagne et 66 fois plus hautes qu’en Espagne. L’écart entre les charges patronales françaises et celles des autres pays pour le même salaire est aussi élevé et devient encore plus important pour les très gros salaires avec la taxe à 75% sur les revenus de plus d’un millions d’euro. Taxe qui a pris fin le 01/01/2015.

Concrètement, voici ce que cela donne,

Pour un salaire de 600 000 euro annuel

Charges sociales :

France 60 000 €

RU 13 500 €

Portugal 13 000 €

Italie 5 000 €

Allemagne 4 000 €

Espagne 900 €

Russie 0 €

Charges patronales :

France 186 000 €

Russie 65 000 €

RU 61 000 €

Italie 33 000 €

Portugal 26 000 €

Espagne 14 000 €

Allemagne 12 000 €

Au final, voici ce que paye l’employeur :

France 246 000 €

RU 74 500 €

Russie 65 000 €

Portugal 39 000 €

Italie 38 000 €

Allemagne 16 000 €

Espagne 14 900 €

Comment la Ligue 1 peut donc exister face à un tel niveau d’imposition ?

Prenons un autre exemple concret : Jonathan Brison qui doit approcher les 600 000 € bruts annuels touche donc autour de 350 000 € nets. En Espagne, un club qui souhaiterait investir le même salaire que l’ASSE sur Brison (600 000 € bruts) pourrait donc proposer au joueur un salaire annuel de 585 000 €… A votre avis, où ira Brison si un obscur club de Liga vient frapper à la porte…?

Merci à LABRUTE pour son article. Je vous rappelle que vous aussi vous pouvez soumettre un article en cliquant sur « proposer un article » en haut de la page !