Christophe Galtier a répondu aux questions du Progrès dans l’édition à paraître ce jour. On y apprend notamment à quel moment il a averti ses présidents de son désir de stopper, mais aussi ce qu’il aspire à faire après cette fin de saison…

Pourquoi stopper ?

« Il faut que ce soit très clair. Il n’y a aucune stratégie de ma part dans le fait d’avoir voulu obtenir ma liberté. Je ne l’ai pas fait pour que des clubs puissent peut-être penser à moi. Ma décision d’arrêter avec les Verts a été mûrement réfléchie. Je l’ai prise il y a longtemps. C’est une somme de réflexions très personnelles, pas liées spécialement à ce qu’est le club ou à la concurrence qui va arriver. J’ai juste senti que c’était maintenant. Dans ce métier, il faut être à 200 %. À 100 %, cela ne suffit pas. Et à 80 %, c’est la catastrophe. »

Quand a-t-il annoncé aux dirigeants qu’il partait en fin de saison ?

« Avec beaucoup d’honnêteté et de transparence, je leur en ai parlé le 22 mars. On m’a demandé de bien réfléchir. Entraîner demande beaucoup d’énergie et encore plus ici. Cela fait 8 ans et demi que je suis à Saint-Étienne. J’ai senti que j’avais fait mon temps et que c’était le moment pour que quelqu’un d’autre arrive. Il faut redonner un élan… J’entends les remarques, les critiques. On oublie beaucoup de choses. Si on a oublié depuis janvier tout ce qui a été fait auparavant, qu’est-ce qui allait se passer quand on allait reprendre ? Je me suis dit que je ne voulais pas finir comme ça. Cette histoire est belle et je veux qu’elle se finisse bien. »

L’après ASSE… ?

« Je veux déjà vivre intensément les prochains jours. J’ai dit aux joueurs qu’il y avait des matches à jouer et pas n’importe lesquels. Il faut qu’on soit à la hauteur. Ensuite, il y aura du repos. Je ne sais pas si ce sera un repos long ou court. Cela va me permettre de me poser, de bien récupérer physiquement et mentalement. Je vais pouvoir faire une analyse sur moi, sur mon travail… Je vais aller fouiller au plus profond de ma mémoire pour chercher à m’améliorer. »

Peut-il entraîner un autre club en France ?

« Oui, heureusement, c’est mon pays. Je n’ai aucun frein. »

Suivra-t-il toujours l’ASSE ?

« Toujours, bien évidemment. Avec beaucoup d’attention et de la discrétion. On me reverra sûrement à Geoffroy-Guichard mais je ne commenterai en aucun cas l’actualité du club. Il est très important que l’entraîneur qui va venir soit serein. Il aura surtout mon soutien dans les moments difficiles. »