Denis Bouanga fonctionne à l’affect. S’il n’était pas forcément sensible à la méthode Puel, plus dur et distant de son groupe, l’arrivée de Pascal Dupraz semble l’avoir complètement libéré comme il l’a expliqué dans Le Parisien aujourd’hui. Il évoque également la confrontationface à Auxerre…

« À l’été, puis à l’automne, j’avais beau redoubler d’efforts, tout allait de travers. Rien ne marchait sur le terrain. J’avais un mal-être en moi. Je me sentais bridé. Je drib­blais quand il ne fal­lait pas. J’attendais cette CAN pour me régénérer et me reconnecter. Au Cameroun, j’avais rendez-vous avec moi-même. J’en suis revenu différent. Dans l’intervalle, l’arrivée d’un nouveau coach a eu, aussi, son importance, et a participé à mon renouveau. Pascal [Dupraz] me fait tellement confiance. J’ai beaucoup d’affection pour lui. Ses mots m’ont touché.

Le coach m’a aidé à mûrir dans mon jeu. Il m’a remis sur le droit chemin en me tenant un langage de vérité. Que je sois bon ou nul, il est cash. À l’écoute. Avec lui, j’enchaîne les matchs, sans le souci de me dire que je vais sortir à la mi-temps ou à l’heure de jeu. Je n’ai pas envie de le dé­ce­voir. Quand je me sens aimé, je peux mou­rir sur un ter­rain. Je remercie le club de l’avoir choisi.

Puel ? Ça n’a rien à voir. Leurs méthodes sont différentes. Je préfère celle de Pascal Dupraz. À mon retour de la CAN, j’avais, en quelque sorte, dix-huit mois à rattraper. L’année dernière, je n’étais pas du tout dedans non plus. »

La confrontation face à Auxerre

20 Denis BOUANGA (asse) during the Ligue 1 Uber Eats match between Nice and Saint-Etienne at Allianz Riviera on May 11, 2022 in Nice, France. (Photo by Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport) – Photo by Icon sport

« Le plus dur commence. Il importe de ne pas négliger cet adversaire. Il n’est pas là par hasard et a démontré sa capacité à évoluer plus haut. À l’aller, devant un stade plein, je m’attends à le voir mettre beaucoup d’intensité. Nous aussi, on a des arguments à faire valoir. Cette 18 e place ne reflète pas notre vraie valeur. On n’a rien à faire là. Il est encore temps de le prouver.

On n’a pas le choix. Je n’imagine pas une seule minute la rétrogradation. Pareille issue aurait des répercussions négatives pour tout un club. Elle plongerait, aussi, toute une ville dans le désarroi. Durant cette saison galère, on a eu davantage de bas, mais on n’a jamais rien lâché. On sait d’où on vient et ce qu’on a enduré. L’implication de chacun est totale. Je vous le garantis. Pour se guérir de tous ces maux, il n’y a qu’un seul remède : le maintien. »