Arnaud Nordin a souvent été décrié à l’ASSE pour son manque de régularité et son inefficacité devant les buts. Invité à s’exprimer en conférence de presse avant la rencontre du MHSC face à Reims, il est revenu sur ses années stéphanoises.

« Ici je sens la confiance du coach, des dirigeants. C’est le principal. A Montpellier, on a cette chance d’avoir un gagneur comme entraîneur. La gagne et lui, c’est vraiment incroyable. Cela nous pousse encore plus en tant que compétiteur à gagner les matches.

Même si je le savais déjà, le coach m’a fait comprendre qu’il faut être un tueur. Que ce soit devant la cage, dans un un contre un. Même dans une passe simple, il faut être un tueur. C’est ça qui m’a fait un peu changer, surtout mentalement. Il faut être un tueur, il faut « tuer » l’adversaire. Le coach a encore plus ancré en moi ce côté tueur. Il m’a beaucoup fait comprendre qu’il faut être un tueur, offensivement comme défensivement.

Un manque de confiance à St-Etienne

Arnaud NORDIN of Montpellier during the Ligue 1 Uber Eats match between Montpellier Herault Sport Club and Le Havre Athletic Club at Stade de la Mosson on August 13, 2023 in Montpellier, France. (Photo by Johnny Fidelin/Icon Sport)

Est-ce qu’il y a eu un manque de confiance de ma part avant d’arriver à Montpellier ? Oui, on peut dire ça comme ça. A Saint-Etienne, c’était une période un peu compliquée. Disons aussi que je n’avais pas cette chance de pouvoir enchaîner les matches. Je trouve que pour un jeune joueur, c’est important de pouvoir enchaîner les matches. C’est ce qui nous permet d’être régulier. Quand on fait un match sur deux ou sur trois, c’est un peu plus compliqué.

Quand on enchaîne les matches, on engrange de la confiance. Est-ce que j’ai perdu un peu de temps à Saint-Etienne ? Non, pas du tout, au contraire ! On apprend beaucoup de choses dans la difficulté, ça permet aussi de nous forger mentalement. Ce n’est pas facile de connaître une descente, d’être dans une situation compliquée. Mais ça nous permet de grandir un peu. Comme quand Sainté m’a prêté à Nancy. On a joué le maintien en L2, on s’est maintenu à la dernière journée. A 19 ans, jouer le maintien, ça forge un joueur et un homme. »

Retranscription : Poteaux Carrés