26 novembre 2022
Actualité

🔎 Portrait : Valentin Depalle ou l'exemplarité au service du travail !

Dans la série de présentation des joueurs du centre de formation de l'AS Saint-Etienne, vient aujourd'hui le tour de Valentin Depalle. Ce jeune milieu de terrain (2007) vit depuis quelques semaines ses premières minutes en u17 nationaux sous la houlette de Patrick Moreau. Présentation.

Coulisses de l'arrivée à Sainté

C'est son coach en u11, Valentin Steintmetz du Roannais Foot 42 (et ancien pensionnaire du centre de formation de l'ASSE), qui nous raconte son arrivée progressive à Saint-Etienne.

« Je sais qu'à l'époque où je l'entraînais il était déjà très suivi. C'était un u10 et il jouait déjà avec mes u11, c'était sans doute mon meilleur joueur. C'était Georges Forti qui venait le voir régulièrement à Roanne. Il a fait quelques essais à Saint-Etienne et rapidement en u13 il faisait les entraînements la semaine avec le club de l'ASSE et il jouait le week-end avec Roanne (ndlr : pour respecter le règlement sur l'éloignement kilométrique des jeunes joueurs par rapport à leur famille). Après l'année de transition en u13 il a rejoint légalement l'ASSE. Quand il a signé à l'ASSE ça faisait déjà 2 ans que l'ASSE le suivait. »

Ainsi à partir u14, Valentin Depalle fait partie de la pré-formation stéphanoise et appartient depuis peu au centre de formation. Il s'est même payé le luxe d'apparaître en u17 Nationaux. Il a récemment fait partie des 81 appelés en EDF U15 (mai 2022).

Mentalité

Son coach à Roanne, qui a été son éducateur pendant 2 saisons nous parle d'un garçon pour qui le mot « défaite » n'existe pas : « Il n'acceptait pas la défaite, même un amical contre la petite équipe du village voisin, il pouvait être en larmes à la fin du match, c'est un vrai compétiteur. »

M. Steinmetz nous parle également du modèle de Valentin Depalle, Lucas Da Cunha, qui a aussi été formé à Roanne et qui est aujourd'hui joueur professionnel : « Lucas Da Cunha, qui a aussi été formé à Roanne, est un ami proche de son grand frère, alors il le voyait tout le temps et ça a été un exemple pour lui. […] Il vivait foot, mangeait foot, respirait foot. Il avait un objectif et il voulait tout faire pour l'atteindre. »

Valentin est aussi quelqu'un qui a conscience de l'exigence du haut niveau : « Il se mettait une pression énorme mais ça lui permettait de se sublimer. Il donnait tout sur le terrain et aux entraînements. Il a aussi une famille qui est au top. Ils sont respectueux du coach et du club, ils le soutiennent comme il le faut et ils restent à une place qui est idéale pour lui et pour ses éducateurs. »

Profil de joueur

Footballistiquement, son entraîneur le voit comme un milieu de terrain polyvalent : « C'est un très bon joueur, qui sait mettre beaucoup d'impact malgré sa petite taille. Il est très solide sur ses deux jambes et il sait tout faire au milieu de terrain ; attaquer, défendre, passer. Pied droit, pied gauche c'est pas un problème. Il a aussi une grosse frappe de balle. […] Je savais que techniquement et tactiquement il était en avance sur tout le monde donc j'essayais de lui apporter un plus dans son attitude, dans son exigence et dans sa mentalité. »

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Il complète également le profil du joueur en nous parlant de ce qu'il montrait dans l'attitude : « C'est un gros travailleur, il ne se reposait pas du tout sur son talent. C'est un joueur qui donnait tout sans compter et ça fait un bien fou d'avoir ce genre de joueur en tant qu'entraîneur. »

Anecdote

L'anecdote de son formateur ressemble plus à une déclaration d'affection, comme il en témoigne :

« Ce serait pas forcément un moment sur le terrain, ou en dehors, mais c'est plutôt l'affection qu'on se portait. Il était toujours le plus fort, un peu mis sur un piédestal, et personne n'osait lui dire les choses, alors que moi je savais que pour sa progression, et pour son bien, je devais être plus exigeant avec lui. Je savais qu'il avait les capacités pour aller tout en haut. De par son exigence, il acceptait difficilement la critique, il était parfois au bord des larmes, et je lui ai expliqué pourquoi j'étais comme ça, et il l'a très bien compris. C'est un garçon entier et émotif.»

Sur les partenariats entre l'ASSE et Roanne Foot 42 ou l'Andrézieux-Bouthéon Football Club

L'ASSE nourrit depuis des années maintenant un partenariat avec ces deux clubs. Cela permet à l'ASSE de faire signer les meilleurs jeunes de ces clubs dans son centre de formation, mais cela permet aussi à ces clubs de profiter des jeunes non retenus au sein du centre de formation pour renforcer leurs équipes au sein des championnats amateurs ou semi-professionnels, ainsi que des évènements.

Valentin Steinmetz qui a été formé à l'ASSE, l'a vécu en tant que joueur à Roanne, puis à Andrézieux-Bouthéon, nous l'explique : « Je l'ai vécu en tant que joueur il y avait un vrai lien entre les clubs, mais je l'ai découvert encore plus quand je suis passé éducateur, de l'autre côté de la barrière. J'ai pu organiser une soirée avec tous nos partenaires à Roannais Foot 42 où Julien Sablé, qui était directeur du centre de formation à ce moment là, est venu le temps d'une soirée avec Roland Romeyer. C'était pas qu'un accord signé sur un papier, il y avait un vrai échange.

Et quand je suis arrivé en tant que joueur à Andrézieux, mon tout premier match de préparation c'était contre l'équipe pro de Saint-Etienne, j'avais Saliba et Perrin en face de moi. Pour les équipes de jeunes à Andrézieux, il y avait beaucoup de mouvement dans les deux sens. Le parfait exemple, c'est mon capitaine à Andrézieux il y a trois ans, c'était Léo Pétrot. »

Crédit photo : asse.fr

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