19 août 2022
Actualité

ASSE - Nantes : Les Canaris sont cuits, les verts aussi.

Un article proposé par Jean Berthier. Merci à lui pour cet excellent billet...

Il fut une époque où les Saint-Étienne-Nantes offraient un spectacle d'élite et promettaient au spectateur  la confrontation de deux styles. On a beau savoir que beaucoup de temps a passé, que beaucoup d'argent a coulé sous le pont du football français, que les nouveaux  riches d'aujourd'hui ne se vêtent ni de  vert ni de jaune, le seul énoncé Saint-Étienne-Nantes ravive tant de souvenirs, qu'on s'abandonne  à croire à la  magie footballistique du temps retrouvé.

Hélas!  Non seulement ce Saint-Étienne-Nantes n'a pas ravivé les ors  du passé, mais il a dû ternir l'après-midi des plus de 30 000 spectateurs qui ne devaient pas se douter qu'ils allaient assister sous un soleil printanier au pire match de la saison, non seulement au pire match de Saint-Étienne à domicile, mais peut-être au pire match de l'année en première division. Le concours reste ouvert.

Sans un exploit individuel de Tabanou sur coup franc,  le score serait resté vierge. Une immense   bronca  mêlant la colère à la frustration  aurait alors accompagné le retour des joueurs au vestiaire .  Mais ces trois points empochés par les Verts  ont dû  convaincre  beaucoup de  supporters de modérer  leur déception,  et le comptable en eux a  fait taire l'amateur de football.

Mais au-delà de cette comptabilité positive,  au-delà de  la  satisfaction passagère  de constater que  malgré ce  naufrage,  la navette verte  n'a pris aucun retard et reste en course  pour atteindre le bon port de la quatrième ou de la cinquième place,  tout connaisseur de football  a compris ce dimanche, à supposer qu'il ne le savait  déjà, qu'elle navigue avec des arguments techniques très  inférieurs  à  ce qui est exigé à minima par un prétendant à l'Europe.

A lire également :  Formation N3 : les verts se prennent un mur !

Comme s'il s'était fait une raison,  son entraîneur  semble  accuser par ses choix  les faiblesses et les traits caractéristiques de son équipe.  Saint-Maximin n'était pas sur la feuille  de match  et  Monnet-Paquet avait été préféré à Mollo.  Ni l'un ni l'autre titulaire n'aurait  évidemment  pu sauver  ce match dans  lequel, même Gradel, le meilleur stéphanois  de ces derniers temps, ne parvenait à trouver ses repères. Mollo cependant  apporta en vingt minutes plus de rythme  que Monnet-Paquet  qu'il remplaça en soixante-dix.  Gageons que   Saint-Maximin  n'eût pu être plus pâle  que le pâlot Corgnet.

Un joueur pourtant fit le match parfait; ce fut Tabanou. Deux minutes après avoir envoyé son ballon dans la lucarne, il  s'évanouit, mais pas trop, juste assez pour que le médecin le délivre de ce  cauchemar dominical. Il nous fallut, nous, attendre le coup de sifflet final.

 

 

 

 

P