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La dépression des footballeurs : un mal méconnu !

Les footballeurs, ces stars évoluant dans un monde de paillettes vivraient donc dans le rêve ? Pas si sûr. En effet, nombreux sont ceux qui, même au sommet de leur art, sont touchés par la dépression...

Une étude menée par la FIFPro, Fédération internationale des footballeurs professionnels, en 2015, révèle que 38% des joueurs seront confrontés, au cours de leur carrière, à une période de dépression et de mal-être (sur un panel de 607 footballeurs sondés). Ce chiffre est incroyablement élevé puisqu'il représente plus du tiers des sondés ! Par ailleurs, il faut savoir que le même mal ne touche en moyenne « que » 13 % de la population totale. Qu'est ce qui fait que les footballeurs subissent une telle hécatombe ?

Le Docteur Vincent Gouttebarge s'essaye à un début de réponse : « Plusieurs facteurs jouent un rôle dans l’occurrence des troubles psychologiques. Les footballeurs sont des êtres humains comme les autres avec leur personnalité, leur caractère et peuvent être amenés à faire face à des problèmes relationnels, à des deuils comme tout le monde. Mais le milieu du sport professionnel contient aussi des facteurs spécifiques qui peuvent entraîner des troubles psychologiques. Plus de 600 facteurs ont ainsi été identifiés, comme les conflits avec l’entraîneur, avec des coéquipiers, les blessures graves, des mauvaises conditions de travail, la pression du résultat, des médias, du public... »

Mais la question reste posée : Qu’est Ce Que La Dépression ?

En octobre 2017, Oussama Tannane, alors prêté par l'ASSE au club de Las Palmas, déclarait souffrir de déprime en cataloguant tout ce qui n'allait pas dans sa nouvelle vie espagnole : "Je ne savais pas que j’allais venir jouer à Las Palmas jusqu’au dernier jour du mercato. J’ai choisi de venir ici car j’aime le championnat Espagnol. Je n’ai pas bénéficié de beaucoup de repos à cause des nombreux déplacements de l’équipe et de la sélection Marocaine, et cela est à prendre en considération car c’est difficile. Parfois je joue avec des douleurs ou en étant malade. On peut dire que mon commencement est assez dur et que je ne joue pas comme je le souhaiterais. De ce fait, je n’ai pas pu montrer mon meilleur jeu car j’ai besoin de me sentir bien, comme à la maison. C’est assez compliqué pour moi car je vis seul, je n’ai pas de femme, ni d’enfants. Ma famille est à Amsterdam et elle me manque beaucoup. La langue est aussi un problème étant donné que je ne parle pas espagnol et très peu de mes coéquipiers parlent anglais. Je vais manger tout seul car je n’ai personne avec moi. Ce n’est pas facile pour moi et cela se reflète sur le terrain. Quand le match contre le Celta s’est terminé, je me suis dit dans ma tête que je ne voulais plus continuer de jouer au foot, j’arrive à ma maison, je ne sors pas et je n’ai personne à qui parler. Sans vous mentir, je crois que je déprime un peu dans ces moment-là."

Beaucoup d'exemples comme celui de Nilmar (ex-OL) ou encore du jeune joueur Rennais Guillaume Borne, ont poussé les clubs à réagir. Le Docteur Orhant, président de l’association des clubs et directeur médical de la FFF, explique : « Tous les clubs pros ont mis en place des cellules psychologiques dans leurs centres de formation avec des bilans effectués au minimum une fois par an. En ce qui concerne les joueurs pros, c’est au bon vouloir de chaque club. »

L'argent semble ne pas toujours faire le bonheur, et les footballeurs n'y échappent donc pas...

 

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