6 octobre 2022
Actualité

Florentin Pogba : "j’irai au duel comme si c’était un autre joueur. Il n'y aura pas de cadeau !"

Dans un petit reportage tourné par l'UEFA en amont de la rencontre entre l'ASSE et Manchester United, Florentin Pogba évoque le sentiment qu'il ressent à l'idée d'affronter son petit frère Paul. Une confrontation également mise à l'honneur dans le Progrès. Morceaux choisis.

"Avant même le tirage, j’ai dit qu’on allait tomber sur Manchester. MU qui finit deuxième de son groupe, nous premier, personne n’y croyait. Il y avait trop d’éléments pour que ça arrive. Quand le tirage a eu lieu, j’étais au téléphone avec Paul. On a vécu ça en direct. L’un de nos rêves se réalise. J’espère que ce moment va être très bénéfique pour nous et qu’on va bien profiter de ces deux rendez-vous. C’est plus qu’un match, c’est quelque chose de sentimental. Un moment de bonheur familial.

Quand il jouait avec les gens de son âge, c’était facile pour lui. Donc, on lui demandait de venir jouer avec nous, que ça allait le faire progresser. C’était physique. Il n’y avait pas d’arbitre, pas trop de règles non plus. On ne signalait que les grosses fautes. Sinon dans l’impact, l’agressivité, on ne sifflait pas beaucoup. Il fallait répondre présent. Paul n’aimait pas prendre des coups. À l’époque, je lui disais que c’est comme ça qu’il allait avancer et qu’ensuite, avec l’habitude, ce serait lui qui mettrait des coups. On est soudé depuis l’enfance. On s’est toujours bien entendu même s’il avait trois ans de moins que mon frère Mathias et moi (ils sont jumeaux). Paul voulait toujours faire les choses avec nous. Nous sommes restés proches. Malgré le statut de Paul, les clubs où il est passé, j’ai toujours le rôle de grand frère quoi qu’il arrive. On s’appelle tous les jours, on se donne des conseils. C’est toujours bon à prendre. Il n’y a pas d’âge pour ça.

Pour ma mère, c’est que le meilleur gagne. Elle ne va regarder que les performances de ses deux fils. Je la considère un peu comme une grande sœur. On est toujours dans des bons délires. Elle a souffert. Elle a eu trois garçons, ce n’est pas facile. Tout ce qui se passe aujourd’hui, c’est grâce à elle. Elle a toujours été derrière nous. On donnera tout pour notre mère.

Je sais un peu comment il joue. Je donnerai des consignes aux milieux de terrain et aux défenseurs. Je vais les prévenir mais on ne peut jamais être sûr que ça fonctionne. De toute façon, ils le connaissent déjà un peu. Il sait que moi j’irai au duel comme si c’était un autre joueur. Il n’y aura pas de cadeau !"

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