À l'issue de la rencontre victorieuse contre Sochaux (3-0), l'After Foot sur RMC a debriefé le match de l'ASSE et s'est montré dithyrambique vis à vis de l'équipe de Ian Cathro.
David Gluzman : "C’est une vraie démonstration de force, on l’a dit pendant le live. Ce match avait tout d’un traquenard : Sochaux, gros club, énorme public, stade plein comme un œuf, dynamique positive, effectif stable, contre l'ASSE, qui doit absolument se racheter, qui est un peu le PSG financièrement de la Ligue 2, avec un nouvel entraîneur, un choix osé, qui avait de la pression sur les épaules. Et en un quart d’heure, ils nous ont émerveillés. Sur trois coups de poignard, soit trois contre-attaques techniquement rondement menées, ils ont plié la rencontre avant de faire tourner en seconde période. Se dire que Saint-Étienne est capable de produire ça, tout en ayant Stassin et Davitashvili sur le banc, tout en n’ayant pas encore terminé leur recrutement, en ayant Chico Lamba et Mahmoud Jaber à l’infirmerie… Si j’étais adversaire de Saint-Étienne, j’aurais des sueurs froides après cette rencontre."
"Sur trois coups de poignard, soit trois contre-attaques techniquement rondement menées, ils ont plié la rencontre" (l'After foot après Sochaux-ASSE)
Kevin Diaz : « Clairement. De toute façon, dans le football de haut niveau, quant à des joueurs qui sont capables d’être autant décisifs sur leur premier match, on avait vu, en préambule, le diffuseur nous montrer les meilleures actions de Breum en préparation. Et je n’en parle pas uniquement parce qu’il vient du championnat des Pays-Bas, parce que, pour dire la vérité, je le découvre un peu comme ça au plus haut niveau, en tout cas au haut niveau en France. Son adaptation, en tout cas, semble très, très bonne dans le cœur du jeu.
Il est buteur, il est passeur, il a déjà une belle relation avec Cardona, qui est un autre joueur qui a beaucoup trop de qualités, en fait, pour jouer en Ligue 2 normalement, même si ça fait partie de ces joueurs qui ont un peu plus de mal à briller au plus haut niveau, au plus haut des échelons, c’est-à-dire en Ligue 1. Mais par contre, en Ligue 2, ce n’est pas trop difficile : il va te mettre ses buts. Bien sûr, il a un petit problème de régularité, peut-être, mais il a le talent pour finir. Là, son piqué du gauche est tout simplement exceptionnel et, derrière, il permet à son équipe de faire le break très rapidement dans ce match.
"C’est vraiment assez inquiétant pour ses adversaires et assez prometteur pour nous qui allons suivre sa saison."
Donc, quant à la qualité individuelle, corrélée, pour moi… En tout cas, je découvre aussi cet entraîneur, même s’il vient d’un club qui est Estoril, qui est un club qui travaille très bien. On l’a vu ces dernières années avec des joueurs notamment passés par Lille, comme Thiago Santos, ou dans d’autres clubs européens où on voit qu’Estoril, depuis sa remontée en première division portugaise, fait du très bon travail avec peu de moyens. Et cet entraîneur en fait donc partie.
On voit qu’en tout cas, son équipe semble avoir des principes. Aller chez un promu, dans un stade plein à Bonal, et mener 3-0 dès la mi-temps, ou dès quasiment la première demi-heure de jeu, et derrière finir comme ça, tranquille, en gérant la deuxième partie du match, c’est très propre. »
David Gluzman : « Surtout, Kevin, son équipe, elle répond. C’est-à-dire qu’avant la pause fraîcheur, c’était un peu poussif. Réajustement tactique à la pause fraîcheur et trois buts. C’est déjà très prometteur qu’après une seule journée de championnat, avec un changement de paradigme et de principes si fort par rapport à Montanier, le collectif réponde déjà. C’est vraiment assez inquiétant pour ses adversaires et assez prometteur pour nous qui allons suivre sa saison. »
"C’est l’avantage d’avoir de l’argent et beaucoup, beaucoup d’argent."
Kevin Diaz : « Après, forcément, les supporters stéphanois, on en connaît beaucoup, on en a pas mal ici à RMC. Ils ne vont pas vouloir s’enflammer parce qu’ils ont quand même connu pas mal de déceptions sur les deux dernières saisons. Mais en tout cas, c’est vrai que ce qu’ils montrent là avec un Stassin… Je ne sais pas s’il est sur le départ, s’il va rester, ne pas rester… 40 millions ? »
David Gluzman : « Non, moins. Je pense qu’à une bonne quinzaine, vingtaine de millions, il le lâche. Mais il a eu même plus l’année dernière. Il avait besoin, sur le marché, d’envoyer un message en disant : « l'ASSE, sous Tanenbaum, sous Kilmer, c’est à notre prix » ou pas du tout. Et je pense que ça a fonctionné. Peut-être au détriment de Saint-Étienne, qui a eu un Stassin à la motivation fluctuante toute la saison. Mais pareil pour Zuriko Davitashvili. Nous, on l’a vu à Bordeaux régulièrement : c’est un joueur de Ligue 1. C’est même un joueur d’Europa League. Mais il ne partira qu’aux conditions satisfaisantes pour l'ASSE. C’est l’avantage d’avoir de l’argent et beaucoup, beaucoup d’argent. »
