Battu 3-0 par l'AS Saint-Étienne pour son retour en Ligue 2, Sochaux a payé très cher six minutes de flottement en première période. Vincent Hognon ne cache pas les erreurs de son équipe, mais le technicien doubiste a aussi insisté sur la qualité des Verts, leur capacité à punir chaque approximation et leur maîtrise jusque dans les dernières minutes.

Sochaux avait plutôt bien lancé sa soirée. Le promu a tenté de presser, de jouer vite dans les couloirs et de profiter de l'énergie de Bonal. Puis tout s'est écroulé entre la 22e et la 28e minute. Jakob Breum a ouvert le score, Irvin Cardona a marqué deux fois et l'ASSE a mis le match hors de portée. Pour Vincent Hognon, le constat est simple. "Six minutes, trois buts. Quand tu fais des cadeaux comme ça, tu ne peux pas espérer grand-chose."

Le technicien sochalien ne veut pourtant pas résumer la rencontre à ce passage. "C'est dommage parce qu'on n'a vraiment pas mal débuté. De manière globale, on n'a pas à rougir de ce qu'on a présenté, ni dans l'envie, ni dans ce qu'on a essayé face à une équipe d'une qualité certaine."

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Hognon regrette : "Trois frappes cadrées, trois buts"

C'est là que Hognon situe la différence majeure entre les deux équipes. L'ASSE n'a pas eu besoin d'accumuler les occasions. "Encore une fois, trois frappes cadrées, trois buts. C'est difficile pour nous parce que tu as le droit de concéder des frappes cadrées, mais à chaque fois, c'est but."

Le coach du FCSM revient ensuite sur la nature des erreurs. "Le premier, c'est une erreur. On doit protéger le but. Mais après, on dort quand même et on est surpris. Le premier fait très, très mal." Sur le deuxième, le problème vient d'une perte de balle dans une zone exposée. "Perte de balle dangereuse sur le deuxième, parce que sur les transitions, ils étaient redoutables."

Et sur le troisième : "On ne prend pas les courses. Pas suffisamment de responsabilisation." Trois actions différentes, mais une même sanction.

"En face, on avait une équipe très, très forte"

Vincent Hognon n'a pas seulement regretté les erreurs de Sochaux. Il a aussi insisté à plusieurs reprises sur le niveau rencontré. "Moi, ce que je vois, c'est qu'en face, on avait une équipe très, très forte." Un constat prolongé jusque dans les dernières minutes. "Je voyais l'équipe qui coulissait à onze à la 90e, en menant 3-0. Ils se replacent. C'était trop difficile d'aller chercher le ballon."

Sochaux a tenté de pousser après la pause, sans réellement trouver les espaces. "On a essayé beaucoup. On a eu quelques bonnes situations, mais on a été un peu tendres offensivement." Hognon regrette notamment le manque de précision dans les zones décisives. "On a eu de très bonnes situations où on doit faire beaucoup mieux sur les frappes. Soit ce n'est pas cadré, soit c'est mou, soit on rate le ballon. C'est la différence de niveau."

"Pour espérer quelque chose contre des équipes comme ça, il faut durer"

Le plan sochalien consistait aussi à ne pas partir dans un pressing permanent face à une équipe capable de sortir sous pression. Un choix assumé par Hognon. "On avait un plan. Ça a bien fonctionné, mais pour espérer quelque chose en termes de résultat contre des équipes comme ça, il faut durer dans le match."

Le technicien avait senti quelques possibilités avant que les Verts ne frappent. "Je sentais que sur une ou deux accélérations, sur une ou deux récupérations, sur une ou deux transitions, ça aurait pu passer."

Mais l'efficacité stéphanoise a fermé la rencontre trop tôt. "Malheureusement, on s'est plombés. Il faut durer plus que ça dans les matches pour espérer quelque chose contre ces équipes-là."

Pour Hognon, le maintien reste l'objectif de Sochaux. L'ASSE, elle, évolue déjà dans une autre catégorie à ses yeux. Et malgré plusieurs réserves exprimées par Ian Cathro et les joueurs stéphanois sur le contenu, le regard du camp adverse est sans ambiguïté : les Verts ont puni chaque erreur et donné au promu une première mesure de l'exigence du haut de tableau.