PE Aubameyang : « Les gens disaient : « il ne sait que courir ! » »

Pierre-Emerick Aubameyang est comparé aux meilleurs buteurs européens depuis le début de saison, la « faute » à des statistiques impressionantes depuis plusieurs semaines. L’ancien stéphanois a accordé un entretien à l’Equipe du jour.

« Vous voulez la vérité ? Parfois je me dis : « Putain, je suis fort quand même ! » En rigolant bien sûr! Ça fait vraiment plaisir. C’est kiffant même. Surtout quand on se repasse toutes les images, tout ce qu’on a pu vivre avant. Et je me dis : « Ouais, j’ai fait du chemin ». Ça fait plaisir d’être récompensé, même si ce n’est pas fini. Si un Ronaldo peut mettre 50 buts dans une saison, pourquoi n’en serais-je pas capable ?

Devenir un attaquant de classe mondiale, c’est l’objectif, ça l’a toujours été. Je ne l’ai peut-être pas toujours dit mais là, je peux parler puisque les statistiques sont avec moi. Peut-être qu’avant je n’aurais pas été pris au sérieux. Mais aujourd’hui je peux le dire. Je suis croyant et quand je prie, je demande à devenir l’un des meilleurs attaquants de la planète. J’ai confiance en moi, je sais pouvoir arriver à quelque chose de grand. Il me fallait seulement travailler les défauts, me mettre au boulot. On y arrive tout doucement. Et on va encore gratter. Je dois continuer sur cette lancée, répéter les efforts et de telles saisons, comme le font Messi et Ronaldo.

Je suis en leur compagnie, parmi les meilleurs buteurs européens en 2015. C’est bien, mais je ne suis pas le premier. Il faut travailler encore. Je ne veux rien lâcher. J’avais dit, il y a quelques années, qu’un jour j’aimerais inscrire, moi aussi, une quarantaine de buts. Je travaille pour. Là, je suis en train de franchir une grosse marche.

Sur le terrain, je suis plus libéré. Il n’y a aucun stress. Je prends du plaisir à jouer, j’essaye de profiter un max. C’est ma troisième année ici, je me sens bien, comme chez moi, je prends du plaisir avec mes potes. Je ne peux pas me plaindre de la façon dont mes partenaires me servent. Devant, on s’entend tous très bien, on cherche à se faire marquer les uns et les autres, et c’est ce qui nous permet d’être efficaces.

J’ai progressé, j’ai beaucoup travaillé devant le but, notamment sur le sang-froid, avec l’idée de ne pas forcément jouer tout le temps en une touche ou de ne pas tenter d’avoir une balle parfaite. Le dernier but face à Augsbourg, c’est un pointu. Et j’en ai mis un autre le jeudi d’avant. J’éprouve à nouveau des sensations que j’avais devant le but quand j’étais petit, je retrouve des gestes que je n’aurais pas exécutés quelques années en arrière. Parfois il ne faut pas se poser de questions et je pense que c’est sur ce point-là que je me suis vraiment amélioré : je fonce, je tente !

La plupart du temps, quand on voit un joueur rapide, on se dit : « Il a un peu les pieds carrés. » C’est ce que j’ai entendu au début de ma carrière. Je n’ai jamais fait attention. On m’a trop longtemps réduit à ma rapidité. C’était très frustrant, d’autant plus quand c’est au sein de votre propre club qu’on dit de telles choses. A Monaco, je sais que pas mal de gens disaient : « Il n’a qu’à faire de l’athlétisme, il ne sait que courir. » Guy Lacombe, lui, m’a fait beaucoup jouer, il croyait en moi. Il me disait : « Je sais très bien que tu peux devenir un très grand joueur, que tu peux marquer beaucoup mais tu dois travailler pour faire taire les bouches. » Aujourd’hui, je suis content de fermer certaines bouches. J’étais peut-être un peu maladroit par moments, mais j’avais cette marge de progression.

Avec le travail, on peut montrer des choses. J’ai fait beaucoup de spécifique à l’entraînement. Lors de ma première saison ici, j’étais celui qui restait le plus longtemps après les séances pour tirer des coups francs ou me placer devant le but. Parfois, il n’y avait pas de gardien mais je répétais les gestes, pour pouvoir exécuter le bon au bon moment. Pour trouver des repères par rapport au but, aussi. Je fais tout un travail aussi en dehors du terrain. Mon père m’a souvent dit : « Tu dois faire la sieste, tu as besoin de beaucoup de repos pour garder ton énergie. » Plus jeune, je la gaspillais à des bêtises, comme jouer à la console jusqu’à trois heures du matin. J’ai appris à canaliser mon énergie et la transmettre sur le terrain.

J’ai annoncé vouloir atteindre cette barre (20 buts en championnat, ndlr). Mais le coach, lui, a rêvé que j’allais inscrire un certain nombre de buts ! Il m’a donné une feuille avec le total en question et, chaque fois que je marque, je dois la cocher. Quel est ce total ? Vous le verrez à la fin ! »

Alexandre S.
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Alexandre S.

Créateur de Peuple-Vert.fr en mars 2015.
Je suis bien évidemment supporter des Verts depuis que j'ai une douzaine d'années... Voilà donc près de 30 ans que je suis tombé dans le chaudron de potion magique !
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6 pensées sur “PE Aubameyang : « Les gens disaient : « il ne sait que courir ! » »

  • 30 octobre 2015 à 12 h 38 min
    Permalink
    mister aubam on l’a bradé
  • 29 octobre 2015 à 19 h 43 min
    Permalink
    allez les verts! et vive roro premier, lui qui disait que même mort, son âme « gigoterai » encore pour l’as Saint Etienne.
    Clairière verdoyante
    On connaissait les « cimetières verts », à l’exemple de celui de Pruillé, où les proches des défunts peuvent déposer des urnes funéraires biodégradables au pied des arbres. Certaines municipalités vont désormais plus loin, comme à Niort, où le premier et (pour l’instant) unique cimetière naturel de France a été inauguré en février 2014, dans le quartier de Souchet.
    Ce lieu pensé pour réduire au maximum l’empreinte écologique des funérailles comporte une partie consacrée au dépôt d’urnes, avec pupitre en pierre biodégradable. Mais la véritable innovation, c’est ce « champ » dans lequel on enterre les défunts, préalablement placés dans des cercueils en bois non traité. Autour, les sols sont travaillés avec parcimonie et on laisse la part belle à la végétation spontanée, le cimetière prenant des allures de clairière verdoyante.
    Pas de doute, c’est bien la fête des Saints tous les Saints de St Etienne.
    Et spider veut dire aller vite, non? ET SPIDER LE KANGOUROU AUSSI car quand il tape dans le cuir, aubame marque souvent.
    VIDé a voir :static.ladepeche.fr/content/media/image/zoom/2014/06/14/1585797-r2r8z8s.jpg
  • 29 octobre 2015 à 19 h 24 min
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    piment pique , ah ahah , il la regrété, cela lui a gaché sa carriere au bout du compte, n’en parlons plus. pierre aubame lui, a suivi sa bonne etoile, et surtout ne la plus lachée puisque son tresor est dans le ciel, trouvé un matin de printemps tout vert au dessus de geoffroy guichard +
  • 29 octobre 2015 à 19 h 21 min
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    Il ne savait que courir.._.._.._..Oui, mais après la Gloire. D autres aussi savent courir mais dans le vide. Piquionne l exemple parfait.
  • 29 octobre 2015 à 19 h 20 min
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    si je tape : fiche aumameyang, je constate quil a marqué 13 buts en dix match! la saison va etre longue pour ses adversaires (rire)
    sans forme physique pas de forme d’adresse possible de toute façon.
    eT pour avoir la forme physique , et bien, chacun aura de toute façon un avis divergeant, donc je ne dis rien.
  • 29 octobre 2015 à 19 h 00 min
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    C’est avec toi et l’équipe que l’on avait à cette période où le jeu était agréable que l’on a gagné un trophée !! Ce sera certainement impossible que tu reviennes , mais moi je ne t’oublierais pas !

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