Jean-Louis Gasset confirme que le vestiaire était composé de clans avant son arrivée

Nous l’avons maintes et maintes fois répété : non le vestiaire stéphanois ne vivait pas bien au moment où Oscar Garcia a démissionné. On avait aperçu quelques brèches quand Romain Hamouma avait maladroitement exprimé son incompréhension des consignes de jeu devant les caméras de Canal+, remettant en cause le discours de l’entraîneur espagnol. Entre eux, les joueurs, sans se détester, ne tiraient pas dans le même sens. Des clans il y en avait, et ils ont été mis en sommeil à l’arrivée de Jean-louis Gasset. Voilà peut-être l’une des raisons qui expliquent que le club tourne plus rond…

Jean-Louis Gasset : « Il y avait trop de joueurs et certains étaient mécontents de ne pas jouer. Il fallait un groupe équilibré de dix-huit joueurs, pas de vingt-cinq. Surtout, j’avais mon idée sur le profil à recruter : des joueurs avec un passé et de la sérénité, afin de ramener les cadres à leur niveau. Prendre des défenseurs, pour reconstruire les fondations, et avoir des joueurs qui voulaient le ballon. Il fallait autre chose que la bagarre car Saint-Étienne n’était pas programmé pour ça.

Pour remonter la pente, c’était dur. Je ne connaissais que cinq joueurs et ils étaient au fond du seau. Ruffier, Perrin ou Hamouma, aucun n’était le personnage et le joueur que je connaissais en vrai. Ils étaient traumatisés. Comme s’ils ressentaient de la honte après le derby (0-5, le 5 novembre). En interne, le club était ébréché. Il y avait des clans, les hommes d’untel et d’untel.

Des hommes de Caïazzo, de Romeyer et de Galtier. Ça se regardait en chien de faïence. Quand les dirigeants m’ont demandé de passer numéro 1, j’ai mis deux conditions : 1) Ghislain (Printant), qu’il ne faut jamais oublier car c’est lui qui fait le travail, vient avec moi. 2) On recrute quatre ou cinq joueurs de haut niveau. Comme ils voyaient la bobine partir sans savoir comment rattraper le fil, ils ont accepté. On a commencé le 28 décembre, par un déjeuner très important à la Pause,avec tout le staff. J’y suis allé à cœur ouvert, en disant les choses. La première : “Nous, on s’en fout de vos histoires. Une seule chose compte : sauver le club.” Ç’a été chaud, mais il fallait faire l’union sacrée. » (source : L’Equipe)

Ces paroles font notamment écho au dernier paragraphe du dossier que nous avions à l’époque intitulé : Nos solutions pour tenter de sortir l’ASSE de la crise !

Nous y évoquions les éminences grises du club. Extrait : « A l’ASSE comme dans d’autres clubs, certains pourraient être comparés à des éminences grises. Nous ne donnerons pas de noms, mais chacun pourra se faire son idée. Il y a toujours un conseiller invisible, un anti-quelqu’un ou quelque chose qui fait que certaines décisions répondent parfois à des logiques difficilement perceptibles. L’exemple cité plus haut avec le choix surprenant de Julien Sablé au lieu de Laurent Battles en est un exemple. Ce n’est pas le seul… L’institution doit reprendre du poids et les dirigeants s’entourer de personnes désintéressées par une forme de pouvoir. Ce dernier point peut paraître « gratuit », mais il fait réellement partie de la problématique. »

Bastien F.
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Bastien F.

Rédacteur chez Peuple Vert
Jeune homme de 21 ans originaire de Haute-Loire, Supporter des verts de père en fils et fan absolu de Monnet-Paquet !
Très fier de faire partie de l'aventure Peuple vert !
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