Ce qui pourrait empêcher les verts d’accrocher l’Europe

Après 3 victoires consécutives, les verts se sont inclinés contre Lille samedi dernier (3-1) et même si il ne faut pas tomber dans la catastrophe pour reprendre les dires de Jean-Louis Gasset, force est de constater que le secteur défensif semble à la peine en ce début de saison.

Des statistiques inquiétantes

12 buts encaissés depuis le début du championnat. Il faut remonter à la saison 2004-2005 pour voir les verts encaisser plus de buts en 9 rencontres. Ainsi les verts ne nous avaient pas habitué à un rendement défensif aussi insuffisant. Les matchs à l’extérieurs sont les plus compliqués à négocier, là où la défense subit le plus : 10 des 12 buts ont été encaissés loin du Chaudron.

Les stéphanois nous ont habitué à également concéder un bon nombre d’occasions et ce, même lors des séries positives. On peut se rappeler des rencontres l’an passé en deuxième partie de saison contre Angers, Strasbourg ou encore Montpellier. 3 matchs conclus par une victoire sur la plus petite des marges mais où la présence de Stéphane Ruffier dans les buts avait été nécessaire.

En ce début de saison, sans lui, l’addition aurait pu être bien plus lourde. En effet, après 9 matchs, les verts ont subis 42 tirs cadrés, soit plus qu’en 2017, 2016 et 2015 après le même nombre de rencontres (respectivement 36, 32 et 38 tirs cadrés).

Le bilan de la défense verte est donc insuffisant, et ceci pourrait impacter fortement le classement stéphanois après les 38 journées.

Le secteur défensif : un secteur pauvre en homme et vieillissant

Lorsque l’on évoque le secteur défensif des verts, difficile de ne pas mentionner Loïc Perrin. Alors qu’il enchaîne une 15ème saison avec le maillot décoré de la plus belle étoile, celui qui faisait parti des suppléants des Bleus pour la Coupe du monde 2014 semble peiner depuis début août. Un sens de l’anticipation moins aiguisé et des relances contestables commencent à éveiller un doute sur son niveau. Néanmoins il ne faut pas juger le capitaine seulement sur ces rencontres, son retour de blessure à la trêve l’an dernier avait fait un très grand bien. Habitué ces dernières saisons à porter à lui tout seul l’axe de la défense, Perrin a maintenant besoin d’être épaulé par un défenseur talentueux, ou d’évoluer avec 2 autres axiaux…

Le titulaire au côté de Perrin, c’est Neven Subotic. Arrivé l’an passé libre du Borussia Dortmund, il a réalisé 6 premiers mois encourageants et nous a habitué à des gestes défensifs de très grande classe. Cependant, celui qui a disputé la finale de la Ligue des Champions en 2013 semble moins rassurant et son déficit en vitesse commence à être de plus en plus visible. Néanmoins le serbe est un joueur cadre dont la mentalité et l’apport d’expérience font de lui un atout indéniable et il est difficile de l’imaginer sur le banc. Le troisième joueur capable de jouer à ce poste est Timothée Kolodziejczak. Arrivé sous la forme d’un prêt avec option d’achat, nul doute qu’il est une option parfaite. En effet son début de saison est très encourageant.  Doté d’un bon jeu de tête est d’une bonne qualité de relance, l’ancien de Séville s’avère précieux. Et le retour à la compétition du latéral gauche Gabriel Silva dans les prochaines semaines pourrait permettre à Kolo d’évoluer dans l’axe pour soutenir Perrin ou Subotic.

Car le problème se situe bien là, le secteur défensif manque d’hommes et une absence à un poste précis impacte les autres. Lorsque seul Mathieu Debuchy est indisponible, c’est Gabriel Silva qui le remplace à droite et Kolo qui doit jouer à gauche. Jean Louis-Gasset possède seulement 5 défenseurs d’expérience (sans compter les indésirables Mbengue et Polomat) pour 4 postes. Dans le cas d’une accumulation d’absences, le technicien de 64 ans a dit qu’il s’appuierait sur des jeunes formés au club. Le joueur qui pourrait sortir du lot est William Saliba, capitaine des U18 de l’Équipe de France. Malgré son jeune âge, il fait preuve d’une grande sérénité lors de ses deux premières titularisations et pourrait avoir son rôle à jouer.

La première défense, c’est l’attaque

Une des causes des maux défensifs des verts en ce début de saison est liée à l’apport défensif des attaquants qui bien trop insuffisant. Lorsque l’on joue en 4-2-3-1, formation la plus souvent utilisée par Jean-Louis Gasset, les ailiers jouent un rôle déterminant à la perte de la balle. Contre Caen, lors de la 6ème journée, Yannis Salibur perd la balle alors qu’il a devant lui Mathieu Debuchy. Le contre caennais se forme avec à la baguette Casimir Ninga qui a le champ libre pour se procurer une occasion. Mais jamais après sa perte de balle l’ailier stéphanois ne s’est soucié de la suite de l’action.

Ceci montre que la question défensive doit être également l’affaire des attaquants et que les défenseurs ne sont pas les seuls coupables, bien qu’ils soient capable de mieux. Nous pouvons compter sur l’entraîneur des verts pour faire passer le message. Sinon le sort des verts dans ce championnat risque d’être déplaisant surtout lorsque l’on connaît les efforts financiers consentis par la direction stéphanoise pour retrouver l’Europe. 

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